Pour le Podcasthon, dĂ©couvrez l’Association Nationale des Maitres de Chiens Guides avec StĂ©phane, son directeur ! 🦮

Le Podcasthon, c’est le tĂ©lĂ©thon du podcast qui a pour objectif de vous faire dĂ©couvrir des assos via vos podcasts prĂ©fĂ©rĂ©s ! Ici c’est un peu mon quotidien alors on va encore plus haut que les Ă©coles de chiens guides d’aveugles avec l’ANM’Chiens Guides.

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Dans le cadre du Podcasthon, vous pouvez aussi entendre parler de chiens d’assistance sur le podcast « Remarquable, l’histoire et l’art en balade », dans lequel vous entendrez Corinne Ă©changer avec la rĂ©fĂ©rente de Suki, une chienne d’assistance judiciaire.

Transcription intégrale

 

E.

Salut Ă  tous, je m’appelle Estelle et je suis passionnĂ©e depuis toujours par les chiens guides d’aveugles. BĂ©nĂ©vole pour cette cause Ă  Paris depuis des annĂ©es et aujourd’hui Ă  Lyon, j’ai lancĂ© le podcast Se dire chien guide Ă©tant persuadĂ© que l’univers des chiens guides d’aveugles mĂ©rite d’ĂŞtre mieux connu par tous, afin que chacun puisse y trouver sa place. Mais savez-vous que seuls 1% des dĂ©ficients visuels sont accompagnĂ©s d’un chien-guide ? Alors, pour mieux comprendre par qui et comment ils sont Ă©duquĂ©s, mais aussi pour dĂ©couvrir leur rĂ´le dans le quotidien de leur maĂ®tre et les bouleversements Ă  leur arrivĂ©e, je vous partage deux fois par mois mes Ă©changes avec un invitĂ© issu de cet univers, maĂ®tre de chien-guide, bĂ©nĂ©vole et tant d’autres. Pour en savoir encore plus, n’oubliez pas de vous inscrire Ă  ma newsletter mensuelle pour dĂ©couvrir les coulisses du podcast, les actualitĂ©s des Chien Guide et bien sĂ»r, des nouvelles de mes invitĂ©s. Cette semaine, c’est le podcastant, le tĂ©lĂ©thon du podcast qui a pour objectif de vous faire dĂ©couvrir des assos via vos podcasts prĂ©fĂ©rĂ©s. IntĂ©grĂ©es. Alors mĂŞme que c’est un peu mon quotidien de vous partager la vie des asso’, j’ai souhaitĂ© y participer Ă  nouveau et aller encore plus haut que les Ă©coles de Chien Guide d’Aveugle.

 

E.

Et dans le cadre du podcastant, vous pouvez aussi entendre parler de chiennes d’assistance sur le podcast Remarquable, l’histoire et la rembalade, dans lequel vous entendrez Corinne Ă©changer avec la rĂ©fĂ©rente de Sook Yee, une chaĂ®ne d’assistance judiciaire. Pour en revenir Ă  l’Ă©pisode, c’est avec StĂ©phane, de l’Association nationale des maĂ®tres de Chiennes Guides, que j’ai Ă©changĂ©. Il nous a confiĂ© les objectifs de l’ANM Chiennes Guides, mais aussi les projets Ă  venir. Et maintenant, place Ă  Bonjour StĂ©phane.

 

S.

Bonjour Estelle.

 

E.

Merci d’avoir acceptĂ© mon invitation sur mon podcast, futur chien de guide, pour un Ă©pisode un peu particulier, puisqu’on se trouve la semaine du podcaston, un petit peu le tĂ©lĂ©ton des podcasts. L’idĂ©e, c’est de faire dĂ©couvrir des associations via nos podcasts. Alors, tu vas me dire: Je navigue toujours dans ces histoires d’association sur le podcast, futur chien de guide, mais aujourd’hui, on monte encore d’un cran, puisque tu es le directeur de l’ANM, l’Association nationale des maĂ®tres de chiens guides, dont tu vas nous parler plus largement. Mais avant tout, j’aimerais que tu te prĂŞtes au nouveau jeu du podcast de te dĂ©crire en trois mots et de donner trois mots pour dĂ©crire les chiens que tu cĂ´toies.

 

S.

Ça marche pas.

 

S.

Merci en tout cas.

 

S.

Je suis très honorĂ© que tu aies choisi l’ANM pour le podcast. Merci beaucoup. Et donc trois mots pour me dĂ©crire. J’ai dĂ» demander Ă  mon entourage parce que je n’aime pas trop parler de moi. Donc c’est une première pour moi.

 

S.

Mais j’ai piochĂ© parmi les mots qui me sont sortis.

 

S.

Bon, les positifs, parce que les autres…

 

E.

On se les garde pour ça. On se les garde.

 

S.

Non, mais je dirais positif, loyal et entreprenant.

 

E.

Ça va aller, je crois, avec ton rĂ´le aujourd’hui au sein de l’association. Mais avant tout, tu peux nous donner des mots pour dĂ©crire les chiens que tu cĂ´toies ?

 

S.

Oui, je dirais serviable, je dirais Ă©lite, parce qu’au niveau des chiens d’assistance, chien guide, c’est un niveau d’Ă©lite.

 

S.

Et je dirais tout simplement chien, parce qu’on les laisse aussi et surtout rester des animaux, animaux qui sont, et pas les transformer en pseudo humains ou autres. Donc c’est ça aussi qui est bien dans ce mouvement.

 

E.

Oui, c’est quand on parle bien de chiens qui sont guides d’aveugles, mais ils sont des chiens avant tout.

 

S.

Avant tout, exactement.

 

E.

Et justement, dans tout ça, toi, ton lien avec les chiens guides. Tu connaissais les chiens guides avant d’arriver Ă  ce poste ? Ça fait combien de temps que tu es directeur ou chargĂ© de com’ initialement de l’ANM Comment ça se passe ?

 

S.

Moi, je connaissais un chien guide depuis que j’Ă©tais petit. Depuis ma naissance, on avait des voisins au rez-de-chaussĂ©e oĂą le monsieur Ă©tait dĂ©ficient visuel et la dame Ă©tait malvoyante. Et du coup, parfois, quand mes parents avaient quelque chose Ă  faire ou aller au boulot, c’Ă©tait eux qui me gardaient, donc Ă©tant petit.

 

S.

Il y avait un chien, un labrador. Et en fait, pour moi, comme je voyais ça depuis que j’Ă©tais petit, je ne faisais pas de diffĂ©rence entre personnes en situation de handicap ou autre. Donc pour moi, c’Ă©tait naturel.

 

S.

Et par la suite, j’ai fait un bac littĂ©raire, j’ai fait un BTS communication en alternance. Après, j’ai Ă©tĂ© embauchĂ© dans une entreprise. Au bout d’un an, dans l’entreprise, j’Ă©tais le plus ancien. Donc ça posait un petit peu un problème puisqu’il y avait beaucoup de turnover. Donc Ă  un moment, j’ai dit stop parce que c’Ă©tait une ambiance assez particulière. Et donc je me suis retrouvĂ© Ă  chercher du boulot pendant trois, quatre mois.

 

S.

J’avais quoi ?

 

S.

22 ans, je crois. Et donc, j’ai vu une offre de l’ANM, donc je m’y suis prĂ©sentĂ©. Et peut-ĂŞtre que les autres candidats Ă©taient un peu… C’est toujours… Ça peut ĂŞtre impressionnant, ça peut faire peur, le handicap, parce que ça peut nous arriver Ă  nous-mĂŞmes. Mais moi, en fait, j’Ă©tais totalement naturel. Parce qu’il faut savoir qu’Ă  l’ANM, c’est des personnes dĂ©ficientes visuelles qui ont un chien guide, qui sont au conseil d’administration. C’est deux personnes, Dominique et Bernadette, qui m’avaient fait cet entretien-lĂ . Donc, pour moi, ça s’Ă©tait plutĂ´t bien passĂ©. Je suis rentrĂ© en tant que chargĂ© de communication. Il y a presque 11 ans maintenant. Ensuite, je suis passĂ© responsable communication et il y a près d’un an, on m’a donnĂ© le rĂ´le de directeur de l’association.

 

E.

Donc, tu disais que tu avais croisĂ© Bernadette. Bernadette fait partie des pionnières du podcast vu qu’elle Ă©tait la quatrième invitĂ©e. L’Ă©pisode 4. C’est vrai que pour toi, au final, c’Ă©tait un milieu dans lequel tu avais baignĂ©, donc ce n’Ă©tait pas un milieu particulier, en fait. Ça faisait partie de ton quotidien.

 

S.

Moi, je n’avais pas baignĂ© dans le milieu, mais je ne connaissais rien au milieu en lui-mĂŞme. Après, j’Ă©tais curieux, donc je Je savais que ça existait. Après, je m’y intĂ©ressais pas plus que ça. Je suis pas allĂ© en me disant: Tiens, il faut vraiment que j’entre dans cette association. C’est vraiment ce que je veux faire, etc. C’est un peu le destin, en fait.

 

E.

Et du coup, par rapport Ă  l’ANM, est-ce que tu peux nous prĂ©senter un peu l’association ? Je pense qu’en tant que chargĂ© de com, responsable de com et maintenant directeur, tu es bien placĂ©. Qu’est-ce que c’est que l’ANM ? D’oĂą ça vient ? Qu’est-ce qu’on y fait et Ă  quoi ça sert ?

 

S.

DĂ©jĂ , l’ANM, c’est une association particulière en soi, parce qu’on peut se rendre compte en naviguant dans le mouvement associatif que parfois, ça ressemble beaucoup au monde de l’entreprise. Ă€ l’ANM, c’est très professionnalisĂ© au niveau des tâches et des projets qui sont en cours, etc. Mais il y a des valeurs qui sont très fortes. Il y a surtout un cĂ´tĂ© humain qu’on n’a pas perdu et que je pense qu’on ne perdra pas de sitĂ´t. L’association a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e en 1979 par des personnes dĂ©ficientes visuelles qui se sont dit: C’est très bien, on nous remet des chiens guides. Le problème, c’est qu’actuellement, on n’a pas le le droit dans les textes de loi, d’entrer dans les endroits, dans les Ă©tablissements recevant du public, dans les transports, etc. Il faut toujours batailler un petit peu. Ces quatre personnes un peu illuminĂ©es qui se sont dit: On va se regrouper et on va travailler, on va faire du lobbying. Ă€ l’Ă©poque, je ne pense pas que ça avait ce nom-lĂ , mais qui ont fait un super travail. Nous, on regarde toujours derrière nous pour voir comment on peut faire Ă©voluer l’association parce qu’on respecte beaucoup le travail et l’engagement que ces personnes ont pu avoir.

 

S.

Comme ça a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e l’association, elle a Ă©tĂ© fĂ©dĂ©rĂ©e dès sa crĂ©ation. Elle est membre de la FĂ©dĂ©ration française des associations de chiens-guides Ă  ces personnes-lĂ . Cette association, l’ANM Chien-guide, a obtenu la crĂ©ation de la lĂ©gislation concernant le libre accès des personnes qui ont un chien-guide. Par la suite, il y a eu des Ă©volutions, notamment avec le droit d’accès des familles d’accueil. Cette lĂ©gislation qui englobe les droits de libre accès, elle est la mĂŞme pour les chiens d’assistance Ă©galement. C’est vraiment un travail qui a Ă©tĂ© fait pour le gĂ©nĂ©ral. Et actuellement, l’association marche avec un conseil d’administration qui est composĂ© de 12 membres, avec un bureau comme toute association, donc prĂ©sident, vice-prĂ©sident, secrĂ©taire, secrĂ©taire adjoint, trĂ©sorier et ensuite administrateur. Et actuellement, nous sommes quatre salariĂ©s, donc moi qui m’occupe de la communication et qui suit le directeur Ă©galement. StĂ©phane Rosetti, qui est Responsable AccessibilitĂ© et qui, lui, gère les refus d’accès en direct. Florence Ansesky, qui, elle, s’occupe de tout ce qui est comptabilitĂ©/administration. Et CĂ©line Esteves, qui, elle, s’occupe Ă©galement des refus d’accès. C’est elle qui envoie actuellement tous les packs remises. Parce que quand une personne a un chien guide, on lui envoie un pack remise avec tout un attirail dont il aura besoin et des informations.

 

S.

Elle s’occupe Ă©galement d’envoyer les cartes de maĂ®tre de chien guide et les certificats d’identification de chien guide d’aveugle Ă©duquĂ©e ou en Ă©ducation.

 

E.

Donc, un gros boulot administratif et en mĂŞme temps, comme tu disais, beaucoup d’humains.

 

S.

C’est ça. Et en fait, nous, je pense que l’un des mots clĂ©s pour l’association et pour l’Ă©quipe salariĂ©e et Ă©galement l’Ă©quipe du conseil d’administration, c’est certainement la souplesse. Donc, concernant le droit d’accès, etc, il faut faire Ă©voluer tout ça. Donc nous, en fait, on s’adresse, ça peut aller de responsable politique Ă  entreprise, Ă  la hiĂ©rarchie dans les entreprises ou mĂŞme dans les Ă©coles ou au niveau des entreprises, au niveau des salariĂ©s, au niveau des sensibilisations. Donc, vraiment, on sait s’adapter Ă  tout public. Je crois que c’est la nature de l’association. Et donc, actuellement, on traite les refus d’accès et les difficultĂ©s d’accès qui sont rencontrĂ©es par les personnes qui un chien guide ou un chien d’assistance. On a signĂ© un partenariat avec Andy Chien et avec les chiens du Silence pour rĂ©gler leur refus d’accès. Les refus d’accès subis par leurs bĂ©nĂ©ficiaires de chien guide. Au-delĂ  de ça, on fait beaucoup de sensibilisation et on essaye d’ĂŞtre au service de toute association qui font du chien guide ou du chien d’assistance, principalement du chien guide.

 

E.

Et toi, tu disais que tu avais cherchĂ© un peu du travail pendant trois, quatre mois, deux, trois mois. Pourquoi tu t’es investi plutĂ´t dans cette association plutĂ´t que d’autres que tu aurais pu voir pendant ces trois, quatre mois ?

 

S.

Depuis petit, j’ai envie de faire quelque chose qui serve, tout simplement. Je n’ai pas dĂ©nigrĂ© tous les autres boulots, j’en ai fait moult. MĂŞme si j’Ă©tais jeune Ă  l’association, quand je suis arrivĂ© Ă  l’association, j’ai commencĂ© Ă  travailler très tĂ´t, mais je voulais vraiment faire quelque chose qui ait du sens. Me lever le matin et me dire: Tiens, je fais une bonne action aujourd’hui. Et le lendemain: Tiens, je fais une bonne action aujourd’hui. Comme je disais, pour moi, c’est un public comme un autre. Simplement, je suis très content de faire partie de cette association et je pense que toute l’Ă©quipe est sur le mĂŞme niveau. Ça a Ă©voluĂ©. Au dĂ©but, quand je suis arrivĂ©, ce n’Ă©tait pas la mĂŞme envergure. Et aujourd’hui, ça a bien Ă©voluĂ©. Je suis content d’avoir fait partie de cette aventure et de continuer Ă  en faire partie.

 

E.

Oui, parce qu’il y a quand mĂŞme des grandes avancĂ©es. Tu parlais de l’accessibilitĂ© et tout. Toi, depuis 10, 11 ans, il y a quand mĂŞme pas mal de choses qui se sont passĂ©es. Dans ton parcours au sein de l’association, tu es arrivĂ© en tant que chargĂ© de communication. Comment il a Ă©voluĂ© ton rĂ´le, ton poste ? Puisque je crois que tu as parlĂ© de la souplesse C’est pareil aujourd’hui, il n’y a pas des cases très bien dĂ©fenses. Elles sont dĂ©finies pour chacun d’entre vous, mais avant que vous les adoptiez, ces cases-lĂ , elles n’Ă©taient pas encore dĂ©finies. Est-ce qu’il y avait un chargĂ© de com’ quand tu es arrivĂ© ou c’Ă©tait une crĂ©ation de poste ?

 

S.

Il y avait une chargĂ©e de com’ qui s’appelait Marion, qui partait.

 

S.

Donc, j’ai remplacĂ© et l’Ă©quipe Ă©tait constituĂ©e… Il y avait deux salariĂ©s. Quand je suis arrivĂ©, au final, on Ă©tait deux.

 

S.

Donc il fallait vraiment ĂŞtre transversaux. Chacun avait une spĂ©cialitĂ©, mais il fallait connaĂ®tre le boulot de l’autre Ă©galement, parce que l’autre Si l’autre n’Ă©tait pas lĂ , il fallait quand mĂŞme pouvoir continuer de faire avancer le truc.

 

S.

Donc, actuellement, c’est la mĂŞme chose.

 

S.

Chacun a vraiment sa spĂ©cialitĂ©, mais on s’est organisĂ© pour qu’il y ait vraiment une transversalitĂ© comme ça.

 

S.

S’il y a un problème de refus et que StĂ©phane n’est pas lĂ , il y en a un de nous trois pour apprendre le relais sans problème et vice versa. L’intĂ©rĂŞt, c’est que chacun puisse avoir ses propres tâches, avoir ses propres objectifs, etc, mais qu’on puisse pallier aux urgences parce qu’on fait un boulot sur le terrain avant tout, et au contact des personnes. C’est important d’ĂŞtre rĂ©actif. Je pense que c’est un autre maĂ®tre au mot de l’association, c’est d’ĂŞtre très rĂ©actif.

 

E.

Oui, puis cette souplesse vous permet d’ĂŞtre rĂ©actif. C’est vrai que d’un point de vue extĂ©rieur… Moi, je suis un peu aussi Ă  l’intĂ©rieur en tant que membre et Ă  tout ça, mais d’un point de vue extĂ©rieur, ce qui fait plus parler l’association, c’est en effet la gestion des refus d’accès, malheureusement. Parce que moi, je souhaite un jour que l’ANM n’ait plus Ă  gĂ©rer ça parce qu’il n’y en aura plus. Je pense que ça peut ĂŞtre un beau rĂŞve.

 

S.

Objectif accompli, oui.

 

E.

VoilĂ . Il y Il y aura d’autres projets pour l’ANM. L’anm ne va pas s’arrĂŞter Ă  ces refus, mais c’est vrai qu’aujourd’hui, ça fait partie le noyau un peu dur. Et tu disais aussi, c’est pour ça au dĂ©but que les quatre maĂ®tres de Schengen se sont rassemblĂ©s. Moi, je l’ai vu dans mon mĂ©tier quand j’Ă©tais auprès des chèvres. Malheureusement, le collectif se soudent souvent autour d’une problĂ©matique et c’est la difficultĂ© qui fait que les projets naissent en tout cas. Et donc lĂ , c’est ce qui a Ă©tĂ© le cas et c’est encore un peu le cĹ“ur de la sociĂ©tĂ© de gĂ©rer ces refus d’accès, malgrĂ© la loi quand mĂŞme. Elle existe maintenant ?

 

S.

Oui, elle existe depuis longtemps. En fait, je pense que tant qu’il y aura des humains, il y aura des problèmes d’accès.

 

S.

On a l’habitude de dire que 95% du temps, c’est de la mĂ©connaissance de la loi lorsqu’il y a un refus d’accès de la part de l’Ă©tablissement refuseur ou du service ou du taxi, etc.

 

S.

Mais le reste, il peut y avoir de la bĂŞtise humaine, comme chez tout le monde. Après, nous, on est très alerte aussi sur le fait qu’il peut y avoir des phobies, il peut y avoir des raisons culturelles, il peut y avoir des raisons personnelles. Qui font que les personnes ne sont pas Ă  l’aise avec des chiens. Donc, on peut le comprendre tout Ă  fait.

 

S.

Après, on est toujours dans la médiation dans un premier temps.

 

S.

On essaye d’ĂŞtre les plus diplomatiques possible. Et comme je disais, on peut s’adresser Ă  tout type de… Pas d’individu, mais Ă  tout type de sphère, de profil. Ça peut ĂŞtre, comme je le disais, responsable politique, chef d’entreprise, taxi, etc. Il faut s’adapter Ă  chaque public. Mais sinon, oui, dĂ©fendre les intĂ©rĂŞts des droits des maĂ®tres de chien-guide, aujourd’hui, des bĂ©nĂ©ficiaires de chien d’assistance, c’est effectivement le cĹ“ur de mĂ©tier de l’association.

 

E.

Et aujourd’hui, quand on rencontre un refus d’accès en direct, que ce soit en tant que famille d’accueil ou en tant que bĂ©nĂ©ficiaire, la première chose, c’est de rester calme, de rester au maximum dans la pĂ©dagogie, mĂŞme si c’est très pĂ©nible de ne pas avoir les droits qui sont appliquĂ©s. Moi, ce que je fais souvent, c’est que je leur explique les droits. Et souvent, comme tu le dis, c’est de la mĂ©connaissance. J’ai l’habitude de sur le podcast: Je leur en veux pas de pas connaĂ®tre la loi. Je leur en veux de pas la comprendre quand je leur explique et que je leur donne les textes Ă©ventuellement. Mais voilĂ , parce que c’est quand mĂŞme une exception et peut-ĂŞtre, ils l’ont jamais rencontrĂ©. Il y a beaucoup d’exceptions. C’est un peu comme ça que moi, en tout cas, je fais. Et si besoin, est-ce qu’on peut contacter l’ANM ou pas du tout ? Pour les gens qui nous Ă©coutent, comment ça fonctionne ?

 

S.

Il y a deux points.

 

S.

Je vais rĂ©pondre Ă  ta question, dĂ©jĂ . C’est si vous avez le moindre souci d’accès, donc difficultĂ© d’accès, c’est dire que vous avez dĂ» un peu marchander pour entrer, mais au dĂ©but, c’Ă©tait un peu compliquĂ©, ou un refus catĂ©gorique, nous, ce qu’on invite toute personne Ă  faire, c’est Ă  nous contacter. Parce qu’en fait, tous ces refus, ces difficultĂ©s d’accès, on les liste et c’est ce qui nous permet, en fait, les pouvoirs publics ont besoin de chiffres et sont toujours demandeurs de chiffres. Donc, au niveau des refus d’accès, lĂ , depuis 2023, on a reçu Ă  peu près 180 signalements. Ă€ savoir que chaque signalement est traitĂ© de A Ă  Z.

 

S.

C’est-Ă -dire que l’Ă©tablissement refuseur est contactĂ©, la personne refusĂ©e est contactĂ©e. Ensuite, on voit d’oĂą provenait le problème. Il y a toujours de l’information qui est faite par la suite. Et parfois, ça peut aller jusqu’au dĂ©pĂ´t de plainte et jusqu’Ă  la participation Ă  des procès. Donc, c’est ce qui aura lieu certainement en 2024.

 

S.

Mais lĂ  oĂą tu disais vrai, c’est que toi, tu es famille d’accueil.

 

S.

Tu as Ă©tĂ© famille d’accueil, tu seras encore famille d’accueil, il me semble.J’espère. BientĂ´t.c’est.

 

S.

Encore plus compliquĂ©. Parce qu’il faut savoir qu’il y a Ă  peu près 1 500 Ă©quipes, mètres, chiens guides en circulation en France actuellement.

 

S.

Les chiens d’assistance, il y en a Ă  peu près le mĂŞme nombre. Donc, on est sur une population d’un peu plus de 3 000 personnes. Sur la population française, c’est un pourcentage extrĂŞmement faible. C’est possible que des personnes ne croisent jamais dans leur vie un chien guide ou une personne qui est famille d’accueil ou une personne qui est un chien d’assistance. Donc nous, on part toujours de ce postulat-lĂ  au dĂ©but, en se disant: VoilĂ , ce n’est pas qu’on part de loin, mais c’est que c’est un travail de niche.

 

S.

Donc, dĂ©jĂ  d’obtenir faire des avancĂ©es lĂ©gislatives, etc..

 

S.

Pour un petit nombre de personnes, si on le compare Ă  la population française, c’est dĂ©jĂ  une belle avancĂ©e. Et quand tu es famille d’accueil, ce qui est dichotomique pour les personnes qui te voient, c’est qu’ils se disent: C’est un chien d’aveugle, mais toi, tu n’es pas aveugle. Exactement. Pourquoi tu rentrerais dans mon Ă©tablissement ? Je ne comprends pas la dĂ©marche.

 

S.

Il y a tout un aspect pĂ©dagogique de la part des familles d’accueil, mĂŞme des maĂ®tres de chien-guide ou des bĂ©nĂ©ficiaires de chien d’assistance.

 

S.

Et parfois, on le comprend, ça peut ĂŞtre contraignant. Si ça fait deux, trois fois que la personne a eu du mal Ă  entrer dans des Ă©tablissements et qu’elle est en famille et qu’il est 17h00, que c’est la fin de la journĂ©e, qu’elle a marchĂ© 5 km avant et qu’elle se fait encore refuser, ça peut ĂŞtre compliquĂ© de garder son sang froid. Mais ce qu’il y a, c’est que chaque personne qui est dans ce mouvement associatif est un peu ambassadrice du mouvement Chien Guide.

 

S.

Quand vous ĂŞtes dans la rue, aujourd’hui, il y a les smartphones, etc..

 

S.

Vous croisez des gens et vous ĂŞtes les meilleures vitrines pour les associations, les Ă©coles de Chien Guise, pour la FFAC, pour les Ă©coles de d’assistance, vous le savez, mais les familles d’accueil, dĂ©jĂ , c’est un maillon essentiel pour tout le mouvement Chien Guide et les maĂ®tres de Chien Guide le rappellent sans cesse. Sans vous, ce serait très compliquĂ© d’avoir des chiens guides.

 

S.

Donc, au niveau des refus d’accès, Ça peut ĂŞtre compliquĂ©. Après, il faut savoir que, c’est ce que nous diront toujours les maĂ®tres de Chien Guide, c’est que comparĂ© Ă  l’apport d’un chien guide dans une vie, les refus d’accès, dĂ©jĂ , il n’y en a pas tant que ça en soi. Si on prend individu par individu, c’est quand on les regroupe que lĂ , les chiffres sont un peu plus parlants. Mais voilĂ , au quotidien, le chien guide, c’est une aide extraordinaire. Et les refus d’accès, malheureusement, ça fait partie du revers de la mĂ©daille, mais…

 

E.

Ils sont peu nombreux. Ils sont peu nombreux Ă  l’Ă©chelle d’une vie. Moi, ça fait six, sept ans que je suis famille d’accueil. Alors, famille relaie, je n’ai pas des chiens tout le temps, mais je fais beaucoup de choses quand j’ai des chiens, tout comme quand je n’en ai pas. Et pour le coup, j’ai eu zĂ©ro vrai refus d’accès oĂą je n’ai pas pu accĂ©der au lieu ou au service que je voulais. Il y a eu des temps de rĂ©flexion et d’explication, toutes dans le calme et très sereinement. Ça n’a jamais montĂ© plus que ça. Et en face de moi, les interlocuteurs, au final, en allant voir un petit peu la hiĂ©rarchie dans certains services de sĂ©curitĂ© Ă  l’entrĂ©e des magasins ou des choses comme ça, ça s’est passĂ©. Et en effet, comme tu le dis, vu tout ce que ça apporte, on en parle beaucoup de ces refus d’accès, parce qu’on parle beaucoup du nĂ©gatif, mais c’est anecdotique dans la vie de beaucoup de maĂ®tres quand mĂŞme.

 

S.

Oui, c’est ça. Au niveau de la presse, on le sait très bien, par exemple, que s’il y a un refus d’accès, ils vont tous se jeter dessus si on dĂ©cide de le mĂ©diatiser. C’est pour ça qu’on alerte aussi quant aux rĂ©seaux sociaux, etc, quand il y a un refus d’accès, parce que parfois, ça peut Ă©chapper Ă  la personne. Il y a des commentaires, etc, ça peut vite faire monter la mayonnaise. Ce qu’on conseille, c’est surtout de nous contacter. C’est que mĂŞme si le travail Ă©tait fait de votre cĂ´tĂ© ou si simplement la personne n’a pas eu envie de se battre ce jour-lĂ  parce qu’elle a autre chose Ă  faire, c’est que nous, derrière, on est lĂ  de toute façon. Nous, l’intĂ©rĂŞt, c’est qu’on contacte la personne qui aurait refusĂ©. Puis, la hiĂ©rarchie, si c’est une grande entreprise, ça va dĂ©boucher sur des sensibilisations auprès de tous les salariĂ©s, comme on a pu faire auprès de Monoprix, comme on a pu faire auprès d’Uber, comme on a pu faire auprès de beaucoup d’entreprises comme ça. Et après, c’est une dĂ©marche qui s’instaure dans la politique de l’entreprise. C’est le libre accès. Quand on a un chien guide ou un chien d’assistance, c’est ancrĂ©.

 

S.

Ensuite, la formation est faite pour que cette info puisse passer. Mais si l’information en amont, on ne l’a pas, on ne peut pas aller vers l’entreprise ou ou vers le service ou le commerce qui aurait effectuĂ© ce refus-lĂ .

 

E.

Et toi, dans ton parcours personnel, est-ce que toi-mĂŞme, tu as rencontrĂ© des difficultĂ©s quand tu es arrivĂ© dans cette association Ă  titre personnel, des choses que tu n’avais pas forcĂ©ment imaginĂ©es ?

 

S.

Oui, quand tu arrives dans un milieu associatif, tu te dis toujours que c’est le monde des bisounours. Mais en fait, c’est comme toute sphère humaine, il y a des profils diffĂ©rents, il y a des motivations diffĂ©rentes. Donc, il faut s’adapter. Ça n’empĂŞche que ça reste un mouvement associatif et qui est axĂ© sur l’humain. En tout cas, nous, Ă  l’ANM, on est vraiment basĂ© lĂ -dessus. On est lĂ  pour les personnes, les adhĂ©rents qu’on a, qui soient maĂ®tres de chien-guide, famille d’accueil ou autres. Ce n’est pas que des adhĂ©rents pour nous, c’est vraiment des personnes qu’on Demain, aujourd’hui, l’association s’est ouverte et l’adhĂ©sion est gratuite. Quand on n’est pas maĂ®tre de chien guide, on peut adhĂ©rer Ă  l’association quand on est famille d’accueil ou famille d’un maĂ®tre de chien guide, etc. Donc vraiment, on accepte beaucoup de monde. Et en fait, chaque personne est On essaye de garder le lien Ă  travers des tĂ©lĂ©confĂ©rences. Il y en a deux par mois, une axĂ©e sur le libre accès et une qui s’appelle l’apĂ©ro des maĂ®tres, qu’on avait lancĂ© lors du COVID pour Ă©viter que les personnes puissent ĂŞtre isolĂ©es, s’il peut y avoir des personnes qui sont isolĂ©s.

 

S.

On s’attache vraiment Ă  connaĂ®tre chaque adhĂ©rent. MĂŞme si la personne n’est pas adhĂ©rente et qu’elle a un chien guide, on aura un minimum d’informations sur elle. On a axĂ© sur l’humain et je pense que c’est ce qui nous motive chaque matin Ă  faire Ă  donner le meilleur, tout simplement, et Ă  faire avancer les choses.

 

E.

Oui, tu disais aujourd’hui, l’association, c’est ouverte. LĂ , on a fait l’AG pour acter tout ça en dĂ©cembre ensemble. J’ai eu l’occasion d’y aller, j’Ă©tais sur Paris. C’est vrai qu’aujourd’hui, l’adhĂ©sion est gratuite. Par contre, il faut quand mĂŞme se signaler, c’est-Ă -dire qu’il faut quand mĂŞme aller cliquer et rentrer ces informations. Il y a eu une grande nouveautĂ© ce mois-ci, en enregistrant fin fĂ©vrier, l’application mobile tant attendue de l’ANM est enfin sortie. Ça, c’est pour vous et pour nous aussi, en tant que futurs membres et pour les maĂ®tres de Chien Guide, un grand pas parce que ça permet d’avoir, tu me dis si je me trompe, mais dans sa poche, tout ce qu’il faut savoir de l’ANM et surtout le fait d’adhĂ©rer, c’est possible directement depuis le smartphone, mais aussi le fait de signaler une difficultĂ© ou un refus d’accès, comme tu l’avais dit, ou encore des choses plus positives comme la revue sonore en avant dans lequel je prĂŞte parfois ma pour vous, lĂ  oĂą on peut retrouver la vie de l’association. Il y a aussi, mais ça, c’est en version bĂŞta, vous l’avez bien signalĂ©, les certificats que chaque maĂ®tre, chaque famille a.

 

S.

C’est mĂŞme pas en version bĂŞta, c’est dĂ©jĂ  actif pour les maĂ®tres de chien guide. Quand on a un chien guide, tout simplement, on a trois informations Ă  mettre et on a dans son application sa carte de maĂ®tre de chien guide, nominative, et le certificat de son chien, le certificat de chien guide d’aveugle Ă©duquĂ©. Tout ça, c’est crĂ©Ă© avec une passerelle entre l’application et un logiciel de gestion des donnĂ©es qu’on utilise depuis des annĂ©es au niveau du mouvement de la fĂ©dĂ©ration, du mouvement Chien Guide FĂ©dĂ©rĂ©, ce qui fait que les informations sont retrouvĂ©es par l’application via le logiciel et donc ça affiche les bons documents officiels avec le logo bleu, blanc, rouge. Et pour la première fois, c’est surtout auparavant et toujours, parce qu’on continue d’envoyer ces cartes-lĂ  en physique, le texte inscrit dessus, ce n’est pas accessible. Donc lĂ , ces documents-lĂ  sont pour la première fois accessible Ă  tout le monde. La demande, cette application, elle a pris Ă  peu près un an Ă  sortir entre l’idĂ©e, la confection, les tests, etc. L’un des besoins et une des demandes qu’on avait Ă©mises, c’Ă©tait d’avoir Ă©galement la possibilitĂ© pour les familles d’accueil d’afficher leur carte de famille d’accueil et leur certificat d’identification de chien guide en cours d’Ă©ducation.

 

S.

Parce que tout ça, c’est des documents qui sont reconnus par les pouvoirs publics aujourd’hui, donc c’est important de les avoir toujours sur soi. Mais pour l’instant, au niveau technique, parce que c’est que de la technique qui empĂŞche ça, pour les familles d’accueil, ça va venir dans un second temps.

 

E.

Donc, c’est pour ça que c’est marquĂ© version bĂŞta, c’est que du coup, c’est actif pour les maĂ®tres de chien guide et pas encore pour les familles. Mais en tout cas, on peut retrouver l’adhĂ©sion. Moi, je vous encourage tous, puisque l’adhĂ©sion est gratuite Ă  vous engager dans l’ANM Ça vous permettra d’avoir plus d’infos sur les activitĂ©s de l’ANM. C’est ouvert Ă  tous, tu l’as dit. Moi, j’avais posĂ© la question au dĂ©but, il y a quelques annĂ©es. Est-ce qu’on peut, en tant que famille, relais, bĂ©nĂ©vole, en gros, et non pas mettre une de chaĂ®ne guide uniquement, ĂŞtre adhĂ©rent. Bien sĂ»r, c’est ouvert Ă  tous. Donc, tout le monde peut aller cliquer sur le petit bouton AdhĂ©rer. Et donc, on vous demande quelques informations normales pour avoir les informations de contact. Et puis, on peut aussi faire un don ou acheter des objets qui soient utilitaires ou de la boutique en ligne. Je suis dessus pour justement avoir les manchons, ne me distrayez pas, je suis en service, le gilet, par exemple, Shunguid retraitĂ©, etc. Tout ça est disponible directement sur l’application.

 

S.

Ă€ savoir que ces produits-lĂ , c’est vraiment des produits-service. On ne fait pas de bĂ©nĂ©fices sur la vente de ces produits.

 

S.

Ça a vraiment été pensé pour le quotidien des personnes.

 

S.

Et l’adhĂ©sion est gratuite. On nous a beaucoup posĂ© cette question Pourquoi vous faites une adhĂ©sion gratuite ?

 

S.

Comment est-ce que vous allez vivre ?

 

S.

En fait, nous, l’adhĂ©sion gratuite, elle a surtout un intĂ©rĂŞt, c’est d’avoir le plus de reprĂ©sentativitĂ© possible. Parce qu’actuellement, on agit pour l’ensemble des personnes qui ont eu un chien guide, par contre coup, pour l’ensemble des bĂ©nĂ©ficiaires de chien d’assistance, parce que c’est la mĂŞme lĂ©gislation.

 

S.

Et en fait, on se battait annĂ©e après annĂ©e pour avoir Ă  peu près entre 350, 400 adhĂ©rents. Le problème, c’est que nous, on Ă©tait très content comme ça dĂ©jĂ , mais quand on s’adresse au pouvoir public en fin d’annĂ©e, quand on donne les refus d’accès, quand on essaie de faire bouger les choses, on peut nous demander: Vous reprĂ©sentez Vous avez combien d’adhĂ©rents ? On va leur indiquer: On a 400 adhĂ©rents, mais c’Ă©tait 400 personnes qui avaient payĂ© 30 € pour l’annĂ©e. Ça reflĂ©tait pas la rĂ©alitĂ©, parce que la rĂ©alitĂ©, c’est qu’on reprĂ©sente l’ensemble des personnes qui ont un chien guidĂ©. On s’est dit: Comment faire pour ĂŞtre au plus proche de la rĂ©alitĂ© ? On va mettre cette adhĂ©sion gratuite et très simple d’accès, c’est-Ă -dire qu’il suffit de nous envoyer un mail ou alors de nous contacter ou remplir un bulletin d’adhĂ©sion avec vous ou d’adhĂ©rer via l’application ou le site internet. Ă€ ce moment-lĂ , on peut vous compter parmi les adhĂ©rents de l’association. C’est super important pour nous parce que ça nous permet de faire avancer les choses plus rapidement. Par exemple, actuellement, il y a les Jeux olympiques qui arrivent. Nous, on s’en sert Ă©galement comme d’un prĂ©texte pour essayer de mettre en place des choses pĂ©rennes avec des ERP, donc des Ă©tablissements recevant du public, les pouvoirs publics, Oui, c’est sĂ»r que ça fait partie de la reprĂ©sentation globale.

 

E.

Tu disais 1 500 binĂ´mes mètres-cheins-guides et puis encore le double, si on compte les chiens d’assistance, plus toutes les familles d’accueil. Ça fait du monde, mais en effet, en termes de chiffres d’adhĂ©rents, Malheureusement, moi, je le sais, cĂ´tĂ© chèvre, c’Ă©tait toujours ça. C’Ă©tait: Ah bon ? Il y a combien d’adhĂ©rents ? Nous aussi, c’Ă©tait la mĂŞme problĂ©matique. Tu travailles pour tout le monde, mais tu n’as pas forcĂ©ment le mĂŞme nombre d’adhĂ©rents en face. Et c’est pour ça que vous avez fait ce choix de la gratuitĂ© de l’adhĂ©sion.

 

S.

VoilĂ , et L’application, c’est vraiment un service. On a travaillĂ© au mieux pour rendre un service utile Ă  toutes et tous, que ce soit grand public, si simplement les personnes aiment les chiens et connaissent un peu le chien-guide, donc elles peuvent le tĂ©lĂ©charger. Sinon, famille d’accueil, maĂ®tre de chien-guide, bĂ©nĂ©ficiaire d’assistance, Ă©ducateur de chien-guide, MĂŞme les personnes qui travaillent au sein des Ă©coles et qui ne sont pas dans l’Ă©ducation ou qui ne sont pas moniteurs de Chien Guide peuvent la tĂ©lĂ©charger. C’est vraiment un service qu’on rend. Ce n’est pas les 30 € d’adhĂ©sion qui faisaient vivre l’association, que c’Ă©tait sympa Ă  avoir et que la gĂ©nĂ©rositĂ© du public, de toute façon, c’est ce qui fait vivre les associations autour du Chien Guide en France. Donc, c’est mĂŞme primordial. Mais nous, on a fait ce choix-lĂ  d’avoir peut-ĂŞtre cette manne financière qui ne tombe plus, qui Ă©tait de toute façon, je ne vais pas dire minime, mais c’Ă©tait une petite partie du budget de l’association. On a prĂ©fĂ©rĂ© dire: Ça, on va peut-ĂŞtre le mettre de cĂ´tĂ© et on va avoir plus de reprĂ©sentativitĂ©. Et ce qu’on perd au niveau financier, on va essayer de le retrouver autrement.

 

S.

Ă€ savoir que l’association, elle est subventionnĂ©e Ă  95%, Ă  97% par la FĂ©dĂ©ration des associations de Chien Guide.

 

E.

C’est important de le prĂ©ciser. Et il y a aussi dans l’application la possibilitĂ©, comme sur le site, de faire don, leg, etc. Ça fait aussi partie du des modèles et c’est toujours le bienvenu, en tout cas, pour l’association.

 

S.

Moi, personnellement, et mĂŞme tout le monde Ă  l’association, on est toujours très admiratifs des personnes qui font des dons, des legs. Ça, on ne remerciera jamais assez. Et moi, personnellement, je suis très admiratif de tous de tout le travail bĂ©nĂ©vole qui est effectuĂ© au sein de ces associations, que ce soit ton travail Ă  toi, au niveau du podcast, au niveau d’ĂŞtre famille relais, d’ĂŞtre famille d’accueil, au niveau des maĂ®tres de Chien Guide qui investissent dans l’association, dans d’autres associations. Tous les bĂ©nĂ©voles, c’est vraiment du temps, de l’Ă©nergie qui est donnĂ©e pour le bien commun. Je tire toujours mon chapeau lĂ -dessus. FĂ©licitations et bravo. Et merci surtout.

 

E.

Ă€ titre personnel, avec grand plaisir. Et puis, c’est vrai que l’association soutient le podcast. Moralement, on le prĂ©cise, on parle de sous tant qu’Ă  faire, on le prĂ©cise. Puis, moi, je vous encourage Ă  aller soutenir l’ANM. On vous a donnĂ© pas mal de pistes, cĂ´tĂ© auditeur, avec l’application ou le site, si ça vous va mieux. L’application, c’est ANM Chien Guide, donc Association nationale des maĂ®tres de Schengen Ă  N. M. Schengen, que vous retrouvez sur le Play Store et sur l’Apple Store sans problème depuis fĂ©vrier. Merci StĂ©phane pour toutes ces explications. Merci Ă  toi, El Esteine. Merci de t’ĂŞtre prĂŞtĂ© au jeu de l’interview. Tu me disais en dĂ©but Avant d’enregistrer que tu Ă©tais plus souvent dans mon rĂ´le d’intervieweur que d’intervieweur. Écoute, on en aura appris beaucoup par cette petite interview pour le podcaston. Et puis, je vous encourage Ă  aller voir aussi la page du podcaston, puisque sur cette page, podcaston. Org, vous allez retrouver tous les podcasts qui ont participĂ© Ă  cet Ă©vĂ©nement et qui vous font dĂ©couvrir de nombreuses associations. Merci beaucoup StĂ©phane.

 

S.

Merci Estelle, c’Ă©tait un plaisir.

 

E.

Et voilĂ , c’est la fin de cet Ă©pisode. J’espère qu’il vous aura donnĂ© envie de tĂ©lĂ©charger l’appli de l’ANM Schengen pour y adhĂ©rer gratuitement. Et si vous avez apprĂ©ciĂ© cet Ă©pisode pour le podcaston, je vous conseille d’Ă©couter l’Ă©pisode de l’an dernier, entre le 58 et le 59, avec Yasmine, la coordinatrice de Canidea. N’hĂ©sitez pas Ă  visiter le site podcaston. Org pour dĂ©couvrir des centaines d’autres associations. Et si vous en avez la possibilitĂ© de faire une promesse de don, on compte sur vous.

De mon cĂ´tĂ©, je vous dis Ă  bientĂ´t pour le prochain Ă©pisode sur l’univers mĂ©connu des chiens guides d’aveugle.

 

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