DĂ©couvrez DorothĂ©e, famille d’accueil Ă  Paris et auteure de Petit Chiot Deviendra Grand Chien Guide 🦮

Devenir famille d’accueil est un vrai cheminement personnel, mais aussi un parcours franchi Ă©tape après Ă©tape. C’est ce qu’a souhaitĂ© Ă©crire DorothĂ©e, enfin Ă  l’origine elle n’avait pas prĂ©vu de sortir un livre ! Elle nous raconte son aventure de famille d’accueil, ces nombreuses annĂ©es de bĂ©nĂ©volat empreint d’un fort Ă©motionnel qui ressort aujourd’hui dans son livre que j’ai eu la chance d’avoir Ă  mon tour entre mes mains.

Transcription intégrale

 

Transcription générée automatiquement par Happy Scribe

E.
Salut Ă  tous, je m’appelle Estelle et je suis passionnĂ©e depuis toujours par les chiens guides d’aveugles. BĂ©nĂ©vole pour cette cause Ă  Paris depuis des annĂ©es et aujourd’hui Ă  Lyon, j’ai lancĂ© le podcast Se dire un chien-guide Ă©tant persuadĂ© que l’univers des chiens guides d’aveugles mĂ©rite d’ĂŞtre mieux connu par tous, afin que chacun puisse y trouver sa place. Mais savez-vous que seuls 1% des dĂ©ficients visuels sont accompagnĂ©s d’un chien-guide ? Alors, pour mieux comprendre par qui et comment ils sont Ă©duquĂ©s, mais aussi pour dĂ©couvrir leur rĂ´le dans le quotidien de leur maĂ®tre et les bouleversements Ă  leur arrivĂ©e, je vous partage deux fois par mois mes Ă©changes avec un invitĂ© issu de cet univers, maĂ®tre de chien-guide, bĂ©nĂ©vole et tant d’autres. Pour en savoir encore plus, n’oubliez pas de vous inscrire Ă  ma newsletter mensuelle pour dĂ©couvrir les coulisses du podcast, les actualitĂ©s des chien-guides et bien sĂ»r, des nouvelles de mes invitĂ©s.

E.
Mon invitĂ© du jour ne m’est pas inconnu.

E.
Famille d’accueil depuis des annĂ©es Ă  Paris, il nous est arrivĂ© de nombreuses fois de se croiser, plus ou moins par hasard. Nous nous suivons depuis le tout dĂ©but, mais ce n’est qu’il y a quelques mois que l’urgence de l’inviter Ă  mon micro s’est prĂ©sentĂ©e.

E.
Et ce, en voyant apparaĂ®tre dans ses publications sur les rĂ©seaux sociaux, la couverture d’un livre, son livre.

E.
Mais comment en vient-on Ă  Ă©crire un livre ? Et si je vous disais que comme Dominique dans l’Ă©pisode 75, Ă©crire un livre n’Ă©tait pas tout Ă  fait son projet d’origine. Et maintenant, place Ă  l’Ă©pisode.

E.
Bonjour Dorothée.

D.
Bonjour Estelle.

E.
Merci de m’accueillir dans ton bureau pour ce nouvel Ă©pisode sur le podcast Futur Chien Guide. Est-ce que pour commencer, tu pourrais te prĂ©senter en trois mots pour dĂ©crire ton chien et en trois mots pour te dĂ©crire toi ?

D.
Ok, merci Ă  toi Estelle de venir me rencontrer et me faire passer derrière ton micro. Alors, trois mots, je vais commencer par mon chien. Donc c’est Humbo. Je ne sais pas si ça compte pour un mot. Son nom, dĂ©jĂ .

E.
Comment tu le caractériserais en trois mots, plutôt ?

D.
Attentif, sage. Attentif, sage et… C’est dur.

E.
C’est pas facile comme question. J’aime bien commencer avec ça, maintenant.

D.
Et je dirais beau, parce qu’il est très beau. C’est homme beau. Exactement. VoilĂ . Vraiment. Attentif, parce que c’est vraiment un chien qui, en fait, te fixe du regard.

E.
Oui, j’ai vu ça. Il est arrivĂ©, il te regarde en bas.

D.
Il te regarde comme ça et c’est vraiment impressionnant. Il est vraiment… Et ça, depuis qu’il est tout petit, il a toujours Ă©tĂ© comme ça.

E.
Donc, un beau labrador noir aux yeux jaunes.

D.
Et vraiment, c’est vrai que depuis tout petit, il a Ă©tĂ© très attentif. Et puis, on va en reparler peut-ĂŞtre après, mais en tout cas, c’est un très bon Ă©lève.

E.
Et toi, du coup, comment tu te décrirais en trois mots ?

D.
Pas facile comme question. C’est plus facile de dĂ©crire les autres que soi-mĂŞme. Je dirais dynamique, parce que j’ai quand mĂŞme des emplois du temps bien chargĂ©s. Je confirme. Empathique, que ce soit dans ma vie privĂ©e que dans mon travail, puisque je travaille en relation constante avec de l’humain.

E.
Donc l’empathie est nĂ©cessaire quand on fait ce genre d’emploi. Allez, un petit dernier.

D.
Un petit dernier. Allez, je dirais GĂ©nĂ©reuse ? Ouais, gĂ©nĂ©reuse. Après, je veux pas non plus me jeter des fleurs. C’est comme un entretien d’embauche, il faut donner trois…

E.
Trois points positifs, trois points négatifs. Exactement.

D.
Après, tu me fais en trois mots tes trois points négatifs.

E.
Non, on fait que le positif ici. Et surtout qu’en face de moi, en plus de toi avoir toi, tu m’as confiĂ©, je l’attendais depuis longtemps, ton livre. Parce que c’est pour ça aussi que je voulais Ă©changer avec aujourd’hui. Le titre, on le connaĂ®t parce que c’est le titre de ta page Facebook ?

D.
Tout Ă  fait. C’est vrai que cette idĂ©e de titre, tout de suite, je me suis dit: S’il faut l’appeler, je l’appellerai comme ça. Puisque j’avais dĂ©jĂ  rĂ©flĂ©chi quand j’ai crĂ©Ă© ma page Facebook Ă  quel nom je pouvais donner Ă  cette page. Et du coup, quand il a fallu choisir un titre pour le livre, c’Ă©tait une Ă©vidence que j’allais garder Petit chiot deviendra grand chien guide.

E.
Donc ce livre, il est sorti il y a pas longtemps ?

D.
Tout à fait. Il est sorti il y a un mois, quasiment, vraiment toute fin décembre, après Noël. Donc oui, pour les premiers exemplaires, tout à fait.

E.
Et alors, ça fait quoi de l’avoir dans les mains ?

D.
Je suis contente. Je suis contente, c’est un aboutissement, on va dire. MĂŞme si, moi, quand j’ai commencĂ© l’Ă©criture du livre, je n’avais pas du tout l’ambition d’Ă©crire un livre. Ce n’est pas du tout nĂ© comme ça. Ce n’est pas l’envie d’Ă©crire un livre qui a fait que j’ai commencĂ© Ă  Ă©crire. Ce n’est pas Ça ne s’est pas fait comme ça, mais c’est au fur et Ă  mesure que l’idĂ©e d’Ă©crire un livre m’est venue.

E.
Qu’est-ce qui t’a donnĂ© envie d’Ă©crire et pourquoi tu as Ă©crit ? Tu as Ă©crit pour ton Facebook ?

D.
Non, vraiment, Ă  la base, j’ai Ă©crit pour moi. J’ai Ă©crit pour moi parce que ça fait un peu plus de six ans que je suis famille d’accueil. Donc, j’ai partagĂ© le quotidien avec pas mal de chiens. Humbo, si je les compte tous, famille d’accueil, famille relais, c’est mon dixième. Et en fait, j’avais envie de laisser une trace Ă  tous ces chiens parce qu’ils ne font que passer dans nos vies et on en garde bien sĂ»r beaucoup d’amour, de souvenirs, etc. Mais rien de matĂ©riel. Et pour moi, le fait d’Ă©crire lĂ -dessus, ça donnait un cĂ´tĂ© matĂ©riel, cĂ´tĂ© souvenir. Ă€ la base, j’ai vraiment commencĂ© Ă  Ă©crire comme ça pour moi, sans aucune prĂ©tention de publication de rien du tout. Et puis, c’est au fil de l’Ă©criture, au fur et Ă  mesure. Je commence Ă  Ă©crire, puis je commençais Ă  rĂ©flĂ©chir Ă  oui, peut-ĂŞtre faire un plan, un peu une suite logique. Et puis, petit Ă  petit, ça a pris forme. Les pages ont commencĂ© Ă  se remplir.

E.
Et il y en a des pages, tu as quand mĂŞme une centaine de pages.

D.
Oui, voilĂ . C’est un petit ouvrage, mais oui, il y a quand mĂŞme une centaine de pages. Et une fois que c’Ă©tait terminĂ©, je me suis dit, n’y connaissant rien du tout, vraiment, au domaine de l’Ă©dition, mais je me suis dit: Maintenant qu’il est lĂ , qu’est-ce que j’en fais ? Ok, pour moi, c’est sympa, mais… Et je me dis: Je vais voir comment ça se passe, comment on fait Ă©diter, publier un livre. Et ensuite, j’ai demandĂ© Ă  mon ami Google.

E.
Google a été généreux. Comment on fait ?

D.
Des contacts d’Ă©diteur et tout. Donc lĂ , j’ai dĂ©couvert un peu le milieu de l’Ă©dition aussi, les diffĂ©rents contrats qu’on pouvait te proposer.

E.
Qui n’est pas du tout ton milieu professionnel.

D.
Absolument pas. Donc, j’ai dĂ©couvert les contrats, comptes d’auteur, contrats, comptes d’Ă©diteur. Enfin, voilĂ , tu as plusieurs formules, surtout pour les petits dĂ©butants novices comme moi. Et j’ai envoyĂ© Ă  plusieurs maisons d’Ă©dition, donc pas des grandes, puisque les grandes, ils s’en fichent des petits nouveaux comme moi, mais plutĂ´t des petites maisons d’Ă©dition. J’ai dĂ» en envoyer Ă  six et j’ai eu cinq retours et cinq retours positifs. Donc dĂ©jĂ , je me suis dit: Tiens, c’est cool.

E.
Ça fait de bons échos, de bons retours.

D.
Sachant qu’encore une fois, je suis pas du tout Ă©crivaine.

E.
C’est un tĂ©moignage.

D.
Tout Ă  fait. Et d’ailleurs, on commence par la rĂ©flexion sur comment t’es devenue une famille d’accueil.

E.
T’as commencĂ© par le dĂ©but, en fait.

D.
Exactement. J’ai suivi au niveau du dĂ©roulĂ©, vraiment la logique temporelle. Parce que tu connaissais les chiens guides d’aveugles il y a six, sept ans ?

E.
Qu’est-ce que tu connaissais des Chiennes Guides d’Aveugles ?

D.
Alors moi, je connaissais, comme Je le dis justement dans la rubrique Génèse.

E.
Oui, que je n’ai pas lu, parce que je viens d’avoir le livre dans les mains, dĂ©dicacĂ© devant moi.

D.
On va pas tout spoiler, mais bon, je peux dévoiler quelques trucs.

E.
Mais bien sĂ»r. Mais du coup, je l’ai pas lu, mais j’ai le plan les yeux et j’en avais dĂ©jĂ  parlĂ© avec toi. Tout Ă  fait. La GĂ©nèse, oui, c’Ă©tait…

D.
En fait, moi, j’ai connu depuis que je suis toute petite. Je connaissais les chiens guides parce que mes parents, ils Ă©taient donateurs et on recevait…

E.
Le bulletin.

D.
VoilĂ , les infos, des chiens, trop mignon, les petites photos de petits bĂ©bĂ©s labradores. Et vous ne voulez pas ĂŞtre famille d’accueil. Et je sais que mes parents en avaient dĂ©jĂ  parlĂ©, mais un peu comme ça. Et puis moi, je me disais: C’est compliquĂ©, tu as un chiot. Ouais, c’est gĂ©nial, mais tu dois le rendre au bout d’un an. Mais quelle horreur ! Jamais de la vie je ferais ça, c’est trop dur. Donc oui, je connaissais, mais de loin. Après, lĂ  oĂą j’ai mieux connu et du coup une idĂ©e plus concrète de ce Ă  quoi il fallait s’attendre quand on est famille d’accueil, c’est une rencontre de quelqu’un que tu connais.

E.
J’ai hâte.

D.
C’est Marie que j’ai rencontrĂ©e avec sa chienne Mara.

E.
Donc, Marie Patamollet. Tout à fait. Épisode 3 du podcast.

D.
Il y en a eu deux, du coup.

E.
Oui, elle est repassĂ©e l’Ă©tĂ© dernier. Et ça, il faut que je recherche le numĂ©ro parce que c’est un hors sĂ©rie dont je me souviens plus. On doit ĂŞtre dans les 60. Mais en effet, Marie, on avait appelĂ© Marie qui est arrivĂ©e dans le dĂ©tail de Marie-Pate Ă  modeler de son petit nom, c’Ă©tait ma troisième invitĂ©e et elle est repassĂ©e, en effet, il y a pas longtemps, dans le 66ème Ă©pisode, je l’avais dit 60, pour nous parler de sa nouvelle aventure avec son chien de mĂ©diation. Mais quand tu l’as rencontrĂ©e, elle Ă©tait avec Mara.

D.
Elle Ă©tait avec Mara, donc c’Ă©tait sa première Ă©lève. En fait, il s’avère que Marie habite dans le mĂŞme immeuble qu’habitent mes parents. Et du coup, mes parents m’avaient dit: Ah, on a une voisine, elle a un chien guide. Je fais: Ah bon ? Et tout ? Ah ouais, j’aimerais bien la rencontrer. VoilĂ . Et on s’est rencontrĂ©s Ă  une fĂŞte de NoĂ«l de l’immeuble. Et du coup, je l’ai assaillie de questions.

E.
Normal.

D.
Je te comprends pas. Parce que vraiment, dĂ©jĂ , je connaissais un petit peu. Et puis oui, du coup, j’avais plein de questions parce que le projet m’intĂ©ressait aussi. Donc, je l’ai assaillie de questions, comme le savent toutes les familles d’accueil. Et ça m’a permis de relancer l’idĂ©e.

E.
Mais tu avais envie de te lancer dans l’aventure ? C’Ă©tait plutĂ´t de te dire: Qu’est-ce qu’elle fait avec ce chien et comment ça fonctionne ?

D.
Moi, je connaissais un peu, de loin, ce rĂ´le de famille d’accueil, donc ça m’a permis d’avoir plus de concret, sur notamment les sĂ©ances de travail Ă  l’Ă©cole, etc. Et c’est vrai que quand elle m’a dĂ©crit tout ça, je me suis dit: Ah ouais, non, en fait, moi, je pourrais pas. Ok. En fait, c’est trop… Ă€ l’Ă©poque, j’Ă©tais maman cĂ©libataire, donc tu vois, travailler Ă  temps plein, tout seul avec un enfant. Je me dis: Bah non, en fait, c’est juste impossible, je peux pas. Et puis, petit Ă  petit, l’idĂ©e m’est restĂ©e dans la tĂŞte. Quand mĂŞme. Quand mĂŞme. Donc voilĂ , je pensais comme ci, comme ça, petit Ă  petit. Tu dis: Ouais, mais en fait, ça, je peux m’arranger comme ci, comme ça. Tu trouves des solutions. VoilĂ , en fait, tu trouves des solutions parce que l’idĂ©e, mĂŞme si je me dis: Non, ce n’est pas pour moi, c’est quand mĂŞme restĂ©. Je n’arrivais pas Ă  me dĂ©faire de cette idĂ©e. Et donc vraiment, j’ai pris le temps de rĂ©flĂ©chir Ă  savoir si c’Ă©tait vraiment faisable. Et petit Ă  petit, comme tu dis, j’ai trouvĂ© des solutions et j’ai fini par Je me suis inscrite Ă  une rĂ©union de prĂ©sentation Ă  l’École des chiens guides.

E.
Ok, donc lĂ , t’as bien pas de plus.

D.
LĂ , voilĂ . LĂ , c’est la première fois que tu m’es allĂ©e pas Ă  l’Ă©cole, les pieds Ă  l’Ă©cole ?

E.
Oui, tout Ă  fait.

D.
C’est la première fois que j’allais Ă  l’Ă©cole.

E.
T’avais pas fait les portes ouvertes ?

D.
Non, non.

E.
T’es rentrĂ©e par Par la grande porte des familles d’accueil quand mĂŞme.

D.
VoilĂ . Enfin, ou la petite, selon vous. Je ne sais pas. Mais du coup, j’ai assistĂ© Ă  la prĂ©sentation. C’Ă©tait un samedi matin avec une monitrice et une famille d’accueil qui venait tĂ©moigner de son parcours, de son rĂ´le. Donc, j’ai posĂ© plein de questions, j’ai pris plein de notes. Et en fait, je suis repartie de cette rĂ©union, je me suis dit: Ouais, OK, vas-y, c’est fait pour moi, je le veux. Maintenant, c’est clair, c’est dĂ©cidĂ©, c’est go, j’y vais.

E.
T’as dĂ©jĂ  eu des chiens quand t’Ă©tais petite ?

D.
Ouais, j’avais dĂ©jĂ  eu des chiens.

E.
T’Ă©tais type chien depuis le dĂ©but.

D.
Moi, j’ai toujours aimĂ© les chiens. J’aime les chats aussi, mais vraiment, avec les chiens, il y a toujours eu vraiment un truc particulier depuis toute petite.

E.
LĂ , ce qui est intĂ©ressant, c’est que dans ton livre, on pourrait se dire que genèse, rĂ©flexion, attente, rĂ©ponse, ça arrive. Tu as quand mĂŞme mis la brique, l’annonce Ă  l’entourage. Oui, parce que c’Ă©tait important pour toi de l’annoncer. Comment ça s’est passĂ© ?

D.
Oui, et puis d’avoir aussi un peu le retour des proches. Mine de rien, savoir ce qu’ils en pensaient, parce qu’avoir un chien, on s’en rend compte surtout une fois qu’on en a, mais c’est une prĂ©sence.

E.
On le sent à côté de nous.

D.
Ce n’est pas une peluche ou un objet que tu ranges au placard quand ça te gĂŞne ou quoi ? Non. C’est vraiment un membre de la famille. J’avais besoin dĂ©jĂ  de connaĂ®tre leur avis et puis avoir leur approbation encore mieux. Mais ce qui n’a pas toujours Ă©tĂ© le cas d’emblĂ©e. Oui ? Ouais.

E.
Il y a eu des réticences un peu ?

D.
Il y a eu un peu, oui.

E.
Pas ta maman, parce que c’est elle qui t’avait un peu poussĂ©e Ă  ça.

D.
Ouais, mais en fait, il y a eu quand mĂŞme pas tellement de rĂ©ticences, mais plus des craintes. Les gens me ont dit: Mais pourquoi ? Tu vas faire ça ? C’est plus parce que c’est hyper contraignant. Mais comment tu vas faire ? Et le chien, il faut le sortir. Donc, oui, le petit warning quand mĂŞme, de l’engagement sur la prĂ©sentation.

E.
Exactement.

D.
Je n’ai pas C’est gĂ©nial. Donc l’accueil n’a pas forcĂ©ment Ă©tĂ© celui que j’espĂ©rais au dĂ©but. Mais bon, tout ça, après, ça s’est dissipĂ© une fois que les premières questions, les premières rĂ©ponses ont Ă©tĂ© donnĂ©es aussi, j’imagine. Oui, voilĂ , en fait, c’est plus de l’inquiĂ©tude. C’est plus de l’inquiĂ©tude.

E.
LĂ , combien de temps ça a mis ? Qu’est-ce qui s’est passĂ© ? Elle est arrivĂ©e vite, la première Ă©lève ?

D.
Je ne sais pas. En tout cas, moi, j’Ă©tais hyper impatiente. Je pourrais dire que c’est long, mais au final, non, ce n’Ă©tait pas très long parce que j’ai rempli mon dossier en juillet et je l’ai eu, comme je le dis, en plus, c’Ă©tait un vendredi 13 octobre. Donc, tu vois, ça reste raisonnable. C’est ça, trois mois.

E.
Oui, c’est ça, c’est quelques mois. Et donc, le portrait de la petite qui a dĂ©barquĂ© dans ta vie.

D.
Donc ma première Ă©lève, c’Ă©tait Nanie. Donc Nani, mine de rien, mĂŞme si j’avais dĂ©jĂ  eu des chiens, ça faisait un moment que j’Ă©tais sans chien. Et puis lĂ , c’est quand mĂŞme un petit peu diffĂ©rent. Donc il a fallu vraiment faire connaissance, rĂ©apprendre Ă  vivre aussi avec un chien et aussi un chien au quotidien H24.

E.
Oui, parce que tu l’as toujours avec toi, tu le laisses pas dans un coin.

D.
Exactement. Mais en fait, c’Ă©tait super parce qu’un petit fio labrador, c’est adorable. T’as tout le qui a envie de la caresser, de la regarder, de la prendre en photo. Après, c’est un jeune chien, donc ça fait pipi, ça fait des bĂŞtises. Ça, c’est le cĂ´tĂ© moins glamour.

E.
C’est ce que tu racontes, j’imagine, dans le chapitre des premières fois, etc.

D.
C’est vrai que Après, ils deviennent très vite propres et bien Ă©duquĂ©s. LĂ , tu vois, Humbo, il a… J’allais dire Sparrow. Humbo, il a six mois. J’ai envie de dire que le plus gros a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© fait. Pour moi, c’est vraiment les premiers mois les plus intenses, parce que tu as Ă  la fois l’apprentissage des règles, la propretĂ©, bien sĂ»r, puis la première règle de base. La bonne tenue, la maison, etc. Et puis les assouplissements assis, couchĂ©, de ne pas bouger, d’aller Ă  sa place. Tout ça, tu l’apprends assez vite au chien. Et du coup, oui, le plus gros du boulot, il se fait vraiment les trois premiers mois. Après, on est plus sur de l’entretien et puis oui, de l’apprentissage de nouvelles commandes, mais pas tant que ça. C’est vraiment les trois premiers mois qui sont les plus intenses. Mais du coup, oui, moi, avec Nani, je dĂ©couvrais. Donc pour moi, c’Ă©tait la meilleure, mais je n’avais aucun point de comparaison. Donc, je me rendais pas forcĂ©ment compte de ce qu’elle allait devenir. Et puis, on verra que ça ne marche pas Ă  tous les coups.

E.
Non, parce que là, on ne fait pas des statistiques, mais sur tes 10 élèves, combien ?

D.
J’ai eu beaucoup de rĂ©formĂ©es. Moi, j’ai eu beaucoup de rĂ©formĂ©es parce qu’en effet, c’est très select. La formation chez un guide ne devient pas chez un guide qui veut. Et tant mieux, j’ai envie de dire, parce Il y a clairement des chiens qui ne sont pas faits pour ça.

E.
Exactement, c’est pour leur bien-ĂŞtre surtout.

D.
Le but, ce n’est pas de les forcer. Non, non. Et Nanie, c’Ă©tait un peu de ça. Elle Ă©tait clairement pas faite pour ça. Sans spoiler, ma première chienne a Ă©tĂ© rĂ©formĂ©e.

E.
Ça arrive.

D.
C’Ă©tait dur, surtout quand c’est la première. Ce n’est pas un moment facile parce qu’on culpabilise, on se dit: Mince, c’est ma faute, qu’est-ce que j’ai mal fait ? Surtout sur un premier chien, ce n’est pas Ă©vident Ă  gĂ©rer en termes d’Ă©motion.

E.
Tu en parles, de toute façon, tu parles un peu du dĂ©part. Tout Ă  fait. Tu parles de la rĂ©forme, de la sĂ©paration et de ce qu’il y a derrière aussi. Mais aujourd’hui, Nani, tu en as un petit peu de nouvelles, peut-ĂŞtre ?

D.
Oui, un petit peu, parce que du coup, elle a Ă©tĂ© adoptĂ©e par les parents d’une amie. Donc oui, oui, j’ai des nouvelles. Elle vit en Savoie, elle fait de belles grandes balades et puis elle peut se baigner, chose que ne peuvent pas faire les chiens guides. Et elle aime bien nager, se baigner. Donc elle a vraiment une belle vie, oui, tout Ă  fait.

E.
Moi, il y a un chapitre qui m’a interpellĂ© et j’avais hâte de le lire. Je viens de l’ouvrir. C’est les 10 commandements des familles d’accueil. Celui-ci, il est juste avant un autre chapitre qui m’intĂ©resse beaucoup, c’est la communautĂ© des familles d’accueil Familrelais, Mais pour le coup, je pense que ça, je vois un peu plus de quoi on parle sur les 10 commandements des familles d’accueil. Tu les connais par cĹ“ur ou pas ? Non. Alors, je fais la lecture. Au grasse matinĂ©e, tu renonceras. Ça, ça s’applique aussi aux familles de jeunes enfants. Je crois. Avec Babyboy, on est bon.

D.
Avoir un jeune chien, c’est un peu Ă©duquer un jeune enfant.

E.
Des poils partout chez toi et sur toi, tu retrouveras. Non, lĂ , on n’est pas sur le baby, ça va. On a d’autres de la bave, mais pas des poils. Au placard, tes talons hauts, tu garderas plus de talons hauts ?

D.
En fait, tu sais quand tu as un labrador qui fait 35 kilos et qui, mĂŞme s’il marche bien aux pieds, mais que d’un coup, tu ne sais pas pourquoi, il va avoir un truc que toi, tu n’auras pas vu et qui va te traĂ®ner. VoilĂ , ce n’est pas toujours Ă©vident. Ce n’est pas interdit, mais il vaut mieux faire attention.

E.
Tu gardes au placard les talons hauts.

D.
Je ne m’Ă©tais pas. Ok. Je ne suis C’est plutĂ´t team basket.

E.
Et le caca dans la rue, tu ramasseras ? Oui, ça fait partie des…

D.
MĂŞme s’ils font dans les caniveaux, on ramasse, bien sĂ»r.

E.
Et les aveugles, les dĂ©ficients visuels, leur maĂ®tre, peuvent aussi ramasser, mĂŞme sans y voir grand-chose, parce qu’on leur apprend Et ça fonctionne. L’odeur du chien mouillĂ©, tu acceptera ?

D.
Un chien, mĂŞme pas mouillĂ© d’ailleurs, j’ai envie de dire.

E.
On peut mettre l’odeur du chien, entre parenthèses, mouillĂ© ou pas.

D.
Tu acceptera. MouillĂ©, c’est encore pire. Mais on le voit dans les espaces confinĂ©s. LĂ , par exemple, dans mon au bureau, si je laisse la porte fermĂ©e toute la journĂ©e, je vais sortir, je reviens, je fais: Ça sent le chien. Autant Ă  la maison, je trouve que ça sent pas trop, parce que dĂ©jĂ , il y est pas la journĂ©e. Pareil dans la voiture, dans les espaces confinĂ©s, oui, un chien, ça sent. Et alors, un chien mouillĂ©,LĂ , ça sent encore plus. LĂ , c’est terrible.

E.
Il y en a un qui est plus positif, c’est: partout avec toi, tu l’emmèneras.

D.
Oui, ça, famille d’accueil, tu l’emmènes partout. Ça fait partie du deal. C’est aussi que le chien soit habituĂ© Ă  plein d’endroits diffĂ©rents, qu’il soit Ă  l’aise partout. Et moi, je trouve ça chouette, surtout quand tu l’emmènes dans des endroits improbables. Improbables pour un chien. Mais c’est ça qui est drĂ´le.

E.
Et c’est ça aussi qui nous pousse Ă  aller toujours trouver des nouveaux lieux, des nouveaux escalateurs, des nouvelles Tout Ă  fait. Des nouveaux escaliers Ă  grilles, ce genre de truc que tu ne remarques pas forcĂ©ment, des nouvelles grilles de mĂ©tro, des grilles Ă  jourĂ©es sur le sol et tout.

D.
Tout à fait, ça peut te pousser à aller à des endroits à qui tu ne serais pas allé sans chien.

E.
Friandises et sacs Ă  caca Dans tes poches, tu t’habitueras. Je confirme. J’en ai eu encore longtemps alors que je suis en pause de famille d’accueil, famille relais. Mais je retrouve encore des sacs Ă  caca dans mes poches propres, bien sĂ»r. Je prĂ©cise, mais on a le stock, en tout cas.

D.
C’est ça. Ben oui, on n’a pas des pièces de monnaie ou des Kleenex, on a dans nos poches. Ben oui, toujours un petit peu de friandises. Parce que pour maintenir les bonnes règles d’Ă©ducation, les apprentissages, ça caca parce que ça peut arriver Ă  n’importe quel moment.

E.
Un point positif quand mĂŞme, avec Amour et assiduitĂ©, tu l’Ă©duqueras.

D.
Oui, on est obligĂ©. C’est vraiment Amour et assiduitĂ©, les deux termes nĂ©cessaires Ă  un bon apprentissage de chien guide. Bien sĂ»r, il faut aimer les chiens, il faut aimer ce qu’on fait, Ă©videmment. Et il faut ĂŞtre assidu, oui, parce que… Mais c’est comme avec un enfant.

E.
Oui, la patience et la répétition.

D.
Il faut ĂŞtre rĂ©gulier, c’est ça, pour que ça marche et qu’il enregistre et que ça fonctionne.

E.
Soin de lui, tu prendras.

D.
J’en parle aussi dans le livre, c’est une grosse mission. On te confie un ĂŞtre vivant, en fait. Et c’est un bĂ©bĂ© en plus. On te confie un bĂ©bĂ© ĂŞtre vivant. Donc, c’est quand mĂŞme une grosse mission. On nous fait quand mĂŞme vachement confiance. Et Ă©videmment, tu vas prendre soin de lui parce que oui, c’est un enfant, c’est un ĂŞtre vivant, donc tu vas faire attention Ă  ce qu’il manque de rien, Ă  ce qu’il soit bien dans sa tĂŞte, dans ses pattes. Et aussi du point de vue mĂ©dical, puisque j’ai eu quelques mĂ©saventures avec des chiens et j’en parle dans le livre aussi. Ça fait partie aussi de la vie, les accidents de la vie et autres. Oui, tout Ă  fait.

E.
Donc, il y a aussi cette partie-là à ne pas négliger. On prend le package.

D.
Oui, tout Ă  fait.

E.
Et le 10ᵉ commandement, tu t’en souviens ? Ă€ jamais dans ton cĹ“ur, il le restera.

D.
Oui. Évidemment, on ne les oublie pas. Évidemment, quand on a partagĂ© un moment de vie avec eux. Et c’est ce que je dis aussi, on leur apprend beaucoup, mais ils nous apprennent beaucoup aussi. Ils nous apprennent beaucoup sur nous, sur l’amour en gĂ©nĂ©ral, sur mĂŞme le mode de vie, comme le fait de vivre l’instant prĂ©sent. Les chiens, ils sont dans le prĂ©sent. Le chien, il ne comprend pas mĂŞme que tu es en retard. Tu sais, parfois, tu es pressĂ©, tu as un rendez-vous, tu es lĂ : Allez, viens, dĂ©pĂŞche-toi, vite, vite, vite. Lui, en fait, il ne comprend pas. Le chien, il est lĂ , il est dans son moment et puis voilĂ . Il ne va pas anticiper parce que tu as une rĂ©union. Lui, ce n’est pas ce qui va se passer l’heure d’après et c’est très bien. Il vit au moment, dans l’instant.

E.
Il profite. Il se pose pas trop de questions sur le planning.

D.
C’est ça. Sauf le planning de croquettes. Il est lĂ , il vit au moment oĂą l’action se passe.

E.
Et tu disais que tu avais des tout petits chiots. C’est vrai qu’en famille d’accueil, on accueille des chiots très, très jeunes. Enfin, très, très jeunes. Assez jeunes, ce n’est pas un chien de un an que tu as tout de suite. Tout Ă  fait. Ce n’est pas comme les dĂ©ficients visuels qui ont le chien Ă  deux ans. Et ça, c’est vrai que cette diffĂ©rence, elle est pas forcĂ©ment visible pour un dĂ©ficient visuel parce qu’au final, eux, ils voient le produit fini d’Ă©ducation, j’ai envie de dire. Ils voient le chien Ă©duquĂ© et on en avait beaucoup parlĂ©. Ils en ont parlĂ© ensemble, Arthur et Florian, des Ă©pisodes 11 et 34. Parce que quand Arthur, qui est Ă  Loya, qui Ă©tait un chien guide Ă©duquĂ©, Son mari, maintenant Florian, avait Ă©tĂ© famille d’accueil. Du coup, chacun avait un chien. Donc un chien guide Ă©duquĂ© et un chiot en famille d’accueil. Et en fait, Arthur raconte dans l’Ă©pisode de Florian, parce que j’ai fait l’Ă©pisode avec l’un puis avec l’autre, qu’il a dĂ©couvert et qu’il s’est rendu compte de qu’est-ce que c’Ă©tait un chiot de deux, quatre mois. Tout Ă  fait. Et du coup, il s’est encore plus rendu compte de l’Ă©volution qu’il fallait et de la patience et de la rĂ©pĂ©tition de l’assiduitĂ© dont tu parlais.

D.
Et on le voit mĂŞme, justement, j’ai pu revoir des chiens rĂ©formĂ©s. Oui. Et je me dis, par exemple, le frise, que j’ai revu rĂ©cemment, je dis: Elle est hyper calme. Et en fait, le chien a passĂ© deux ans, trois ans, il se calme Ă©normĂ©ment. Et comme tu dis, nous, lĂ , jusqu’Ă  en gros, c’est un an, un an, un an et demi. Et c’est vrai qu’il est encore jeune, le chien. C’est encore un chien tout foufou, mĂŞme s’il est Ă©duquĂ© et tout ça, ça reste un jeune chien. Et très vite, en effet, ils sont beaucoup plus calmes en grandissant, en devenant adultes.

E.
C’est ça. Et rĂ©formĂ©s ou pas, en fait, il s’agisse un peu plus… Il y en a qui restent jeunes dans leur tĂŞte longtemps dans le jeu, etc. Mais dans la vie quotidienne, au final, c’est vrai que c’est Nous, on les a pendant l’adolescence. C’est ça.

D.
C’est la pĂ©riode, oui, la plus difficile, en fait, qu’on a.

E.
Et puis oĂą ils Ă©voluent le plus, quand mĂŞme. Exactement. Moi, j’ai vu Humbo il y a quelques mois et il a Ă©normĂ©ment changĂ©. Et en quelques mois…

D.
Ça a grandi tellement vite.

E.
C’est fou. C’est accĂ©lĂ©rĂ©, très accĂ©lĂ©rĂ©.

D.
Oui, mais vraiment, moi, je l’ai rĂ©cupĂ©rĂ©. Il avait deux mois et demi, il devait peser huit kilos. LĂ , il a six mois. La dernière fois que je l’ai pesĂ©, il 25 kilos. C’est Ă©norme, en fait, la plupart. On pourrait vraiment dire qu’ils grandissent de jour en jour. Après, ça s’arrĂŞte très vite chez le labrador, puisqu’Ă  12 mois, ils ont… La taille finale. La taille adulte. Après, ils peuvent s’Ă©paissir, surtout selon comment on les nourrit.

E.
On Ă©vite.

D.
Entre 10 et 12 mois, ils ont leur taille adulte. Ça va très vite.

E.
Il y a un chapitre qui me questionnait beaucoup, c’est: Il n’arrive pas chez nous par hasard. Par rapport au fait que tu Ă©tais persuadĂ©e que chaque chien a une mission Ă  accomplir dans la vie d’une personne.

D.
Tout Tout Ă  fait. Chaque ĂŞtre, je pense vraiment que… Mais c’est inconscient, ce n’est mĂŞme pas… Mais qu’il Ă©tait fait pour venir dans notre vie, pour nous apporter telle ou telle chose. MĂŞme chaque Ă©preuve, elle n’est pas lĂ  pour rien et qu’il y a un sens dans tout ça et il y a un intĂ©rĂŞt. En fait, ils nous font Ă©voluer. Et ce qu’on va apprendre avec un chien, ça va nous permettre de dĂ©velopper des… Et je parle aussi Ă  elle. Ça, c’est autre chose, c’est plus vis-Ă -vis du quotidien de la famille d’accueil, mais encore une fois, il nous apportent Ă©normĂ©ment. Ils nous apportent Ă©normĂ©ment.

E.
Oui, c’est de la connexion que tu avais eue avec une certaine chienne, Holda.

D.
Oui, ça, c’Ă©tait Holda, en effet. Après, on les aime tous, mais on les aime tous diffĂ©remment puisqu’ils sont tous diffĂ©rents. Et chaque chien va t’apporter quelque chose de nouveau. Avec Holda, il y a tout de suite eu une connexion qui s’est crĂ©Ă©e, mais tout de suite. Alors qu’Holda, Ă  la base, je devais l’avoir qu’en relais quelques jours. Mais pour moi, c’Ă©tait impossible. Et finalement, je l’ai eu en famille d’accueil parce que je pense qu’on devait partager ce moment ensemble. Et puis oui, le fait d’ĂŞtre au quotidien avec des chiens et des chiens guides, ça t’apporte beaucoup aussi, comme j’en parle dans le chapitre Les compĂ©tences sociales dĂ©veloppĂ©es, il faut y aller au culot. Parfois, tu as des endroits oĂą tu te dis: Oh lĂ  lĂ , je vais me faire rembarrer avec mon chien, ils vont me voir arriver, ils vont se dire: Oh lĂ  lĂ , c’est quoi cette folle ? Et tu te dis: VoilĂ , j’y vais. Et du coup, ça t’aide Ă  VoilĂ , moi, au dĂ©but, j’Ă©tais quand mĂŞme quelqu’un d’assez rĂ©servĂ©, assez timide. On dirait pas comme ça. On dirait pas. Ils m’ont beaucoup appris. Puisqu’aujourd’hui, plus du tout. Mais vraiment, j’ai appris grâce au chien, le fait, justement, d’aller oser aussi dĂ©fendre ta cause.

D.
Et oui. Que tu sais juste. Donc oui, ça a vraiment… J’ai beaucoup Ă©voluĂ© Ă  travers les chiens guides. J’ai vraiment gagnĂ© en confiance en moi.

E.
Et ça a eu un vrai impact sur ta vie ? Tu pensais juste que ça allait ĂŞtre un projet d’un an ? Ou tu t’Ă©tais dĂ©jĂ  dit: Si je commence, j’arrĂŞte Je m’Ă©tais pas projetĂ©e, en fait.

D.
Je savais pas. Et encore aujourd’hui, je serais incapable de dire ce qui va se passer après un beau… Ok. Ouais, Ă  chaque fois, je me dis pas Ă  chaque fois: Si je recommence, je recommence, ou je fais une pause. Je ne sais pas. Ok. Je me projette pas trop.

E.
Toi aussi, tu vis l’instant prĂ©sent.

D.
Ouais, j’essaie. Puis chaque histoire est tellement originale. Et puis, j’ai vĂ©cu VoilĂ , des rĂ©formes, des problèmes, diffĂ©rentes choses qui fait qu’aujourd’hui, j’ai hâte de me projeter parce que je sais que tu peux te projeter, mais ça ne va pas du tout se passer comme tu l’as prĂ©vu. Donc, voilĂ . Maintenant, j’attends de voir et on verra une fois arrivĂ© au bout du parcours, ce qu’on fera après.

E.
Qu’est-ce que tu manges Lou ? Il a pris un bout de ficelle ? Du scotch.

D.
C’est meilleur de manger du scotch. Avoir un chien Ă  la maison t’oblige Ă  bien ranger chez toi. Le pire, comme je dis dans le livre, c’est la chambre des enfants. Alors lĂ , c’est l’Ă®le de la tentation parce que souvent, surtout des jeunes enfants, les chambres ne sont pas toujours très bien rangĂ©es. Donc, il y a des jouets qui traĂ®nent un peu partout. Et souvent, les jouets pour enfants, ça ressemble beaucoup aux jouets pour chien. Je confirme. VoilĂ . Donc oui, soit tu apprends aux enfants Ă  ranger la chambre. Mais en fait, et c’est vrai, ça, vraiment, je l’ai constatĂ© avec tous les chiens, quasiment, très vite, ils sont malins, mais ils savent quels sont leurs jouets et quels sont ceux de l’enfant auxquels il n’a pas le droit de toucher. Est-ce qu’ils en jouent ? Très Ils sont très malins. Non, mais vraiment, très vite, OK, ils savent et ils ne prennent que leurs jouets et ils ne prennent pas le jouet des enfants.

E.
Mais tu vois, quand on a eu Tao, quand j’Ă©tais encore Ă  Paris l’Ă©tĂ© dernier, pour le coup, mon baby boy avait un an. Et c’Ă©tait trop rigolo parce que Tao, lui, du haut de ses dix mois, il Ă©tait plus jeune, mais plus grand, jouait avec les jouets du bĂ©bĂ©. Enfin, lui donnait les jouets, mais ne jouait pas avec. Ils Ă©taient plutĂ´t en mode chacun se donnait les jouets Ă  l’autre.

D.
En fait.

E.
Mon petit, il faisait pareil. Il prenait ses jouets, il les donnait, mais il jouait pas avec. Il mordait pas le bois de cerf, heureusement, quand mĂŞme. Non, non, vraiment, tu as raison. Ils savaient vraiment, et pourtant, ils avaient pas un an tous les deux. Ils savaient vraiment qui Ă©tait le jouet avec qui. C’Ă©tait trop rigolo de les voir jouer l’un l’autre. Non, mais c’est hyper intĂ©ressant. Et tu disais que ça t’a apportĂ© beaucoup. Je crois que tu parles aussi de quelque chose dans le livre oĂą tu es allĂ© un peu plus loin. T’as eu envie de te former plus que famille d’accueil.

D.
Oui, parce que j’adore les chiens et le fait de vivre avec eux, j’avais envie de comprendre encore plus. Dans Ă  en savoir encore plus pour encore ĂŞtre plus en connexion, mieux m’occuper d’eux. C’est vrai, moi, j’ai commencĂ© Ă  m’intĂ©resser, comme je disais, Ă  la communication animale. Ça peut paraĂ®tre très farfelu pour les plus cartĂ©siens, mais moi, c’est suite Ă  une expĂ©rience que j’ai eue avec Frizz. Et je ne connaissais pas la communication animale avant. Bref, on a eu un Ă©change qui a fonctionnĂ©, mais je me dis: Mais comment elle a pu comprendre ce que je lui disais alors qu’ils ne savent pas parler le langage humain ? Les chiens, en tout cas, passent ces mots-lĂ , hormis assis, couchĂ©. Et c’est comme ça que j’ai dĂ©couvert la communication animale et que je m’y suis un petit peu intĂ©ressĂ©e. MĂŞme si, voilĂ , maintenant, j’ai pu piocher un peu Ă  droite, Ă  gauche des infos et qu’après, chacun se fera sa propre opinion lĂ -dessus. Je pense qu’aussi, il faut ĂŞtre prudent parce qu’on trouve vraiment de tout sur Internet. Donc, il y a ça. Et puis oui, après, j’ai passĂ© la CACED.

E.
Donc, la CACED, c’est… Je sais mĂŞme pas ce que c’est dire.

D.
C’est l’attestation de connaissance des animaux de compagnie… Et domestique, non ? Ouais, caractère domestique, quelque chose comme ça. Donc, chien et chat…

E.
D’espèces domestiques. Donc, attestation de connaissance pour les animaux de compagnie d’espèces domestiques.

D.
Exactement.

E.
J’avais Je n’ai jamais lu la chronique, donc je n’Ă©tais pas prĂŞte.Moi, je l’avais lu, mais je l’ai oubliĂ©. Je n’Ă©tais pas prĂŞte de pouvoir vous la dire.

D.
Et en fait, c’est une formation sur deux jours, me semble-t-il, et c’est vraiment très complet. Alors, c’est complet et dense, mais moi, j’ai beaucoup aimĂ© parce qu’en fait, tu apprends plein de choses, mĂŞme sur une mise bas, comment ça se passe, l’Ă©volution du chiot, ses premiers jours, ses premières semaines, comment est-ce qu’il se dĂ©veloppe, etc. C’Ă©tait super intĂ©ressant. Et après, j’essaie de voir ce qui Parce que c’est des petites formations. Moi, l’idĂ©e, c’Ă©tait pas de devenir Ă©ducatrice ou quoi.

E.
C’Ă©tait de complĂ©ter un peu ton rĂ´le de famille d’accueil. C’est ce que tu dis, c’est pas de te rĂ©orienter. Tout Ă  fait.

D.
L’objectif, c’Ă©tait pas de devenir Ă©ducatrice. Oui, c’est plus de la curiositĂ©, en fait. Quand je m’intĂ©resse Ă  un sujet, j’aime bien aller fouiller, aller piocher et en apprendre davantage. Et donc ensuite, j’ai fait le premier secours canin. Trop bien, ça. Parce que c’est chien-chat Ă  chaque fois. Et pareil, je trouve ça super utile. C’est vrai que j’ai des soucis de santĂ©, notamment avec Roma. Et comme on le disait, les accidents de la vie, ça peut arriver. Comme moi, j’ai passĂ© mon PSC1 et on fait des recyclages rĂ©gulièrement.

E.
Pour les humains.

D.
Pour les humains, le diplĂ´me de secourisme, ça me paraĂ®t important quand tu vis avec un chien, de connaĂ®tre aussi les gestes de premiers secours qui peuvent te permettre de maintenir en vie en attendant ton animal, en attendant qu’il soit pris en charge par un vĂ©tĂ©rinaire. Et pareil, j’ai trouvĂ© ça hyper intĂ©ressant. Alors, tu apprends Ă  faire un massage cardiaque sur un chien, Ă  lui prendre son pou, Ă  repĂ©rer au niveau de la couleur de ses babines, par exemple, s’il n’a pas des problèmes de circulation. C’est intĂ©ressant.

E.
Et puis, ça a fait quoi ton expérience à tes différentes expériences plus santé ?

D.
Ça te rassure de dire… Je ne dis pas qu’on ne sait jamais comment on rĂ©agirait sur le coup, mais en tout cas, oui, je suis très intĂ©rĂ©ssĂ©e.

E.
Tu as Il y a des compétences en plus là-dessus pour être thermé, en fait.

D.
VoilĂ . Après, j’espère que je ne m’en servirai pas. Je te le souhaite.

E.
Je te souhaite de pas t’en servir.

D.
Mais c’est toujours bien de savoir. Oui, tout Ă  fait.

E.
En tout cas, moi, j’ai hâte de lire ce livre. Je vais repartir Je suis avec.

D.
Écoute, tu pourras peut-ĂŞtre le lire dans un train en retour. Oui. Puisqu’il se lit assez vite, en finale. C’est ça. C’est ça, c’est une centaine de pages. C’est des petits chapitres de deux, trois pages en moyenne.

E.
Top. Et j’ai des beaux marque pages qui vont avec. Je vous mettrai tout ça en photo sur Insta, il va falloir guetter. Je me demandais s’il y avait quand mĂŞme, j’imagine que oui, quelque chose que tu as appris ou dĂ©couvert dans cette aventure, oĂą la première fois que tu as posĂ© des questions Ă  Marie, tu n’Ă©tais pas trop imaginĂ©e qu’il y avait tout ça derrière.

D.
Oui. DĂ©jĂ , moi pourtant, j’avais dĂ©jĂ  eu un chien et la propretĂ©, moi, je ne me souvenais pas qu’il fallait le sortir quand tu viens de les avoir. Disons, entre deux mois et demi, trois mois. Surtout que j’ai eu des chiens Ă  problèmes Un problème cĂ´tĂ© pipi. Mais oui, il faut le sortir toutes les 1h30 et parfois plus souvent quand tu joues avec lui, etc. Et en fait, c’est beaucoup d’allers-retours. Et je me dis: Mais les gens qui prennent un chiot et qui vont travailler tout de suite derrière, qui sont pas lĂ , mĂŞme une demi-journĂ©e. Mais en fait, comment ils font et comment fait leur chiot pour apprendre la propretĂ© ? Et je pense qu’aussi le livre, parce que je parle en effet du cĂ´tĂ© glamour et du cĂ´tĂ© pipi, caca. Moins glamour. VoilĂ , pipi, caca, vomi, de oui, qu’est-ce que c’est que de vivre avec un chien ? Un chien guide, encore plus, mais mĂŞme un chien en gĂ©nĂ©ral. Et qu’en fait, c’est quand mĂŞme une grosse responsabilitĂ©. C’est beaucoup de boulot, c’est des contraintes, oui, bien sĂ»r, beaucoup de contraintes.

E.
Oui, oui, vraiment. Il faut l’avoir en tĂŞte.

D.
Oui, mais vraiment, ouais. MĂŞme si nous, et encore, on en a… Je ne sais pas, du coup, si on peut dire qu’on a plus ou moins que c’Ă©tait notre propre chien, parce qu’on s’engage que sur un an. On peut le faire garder si vraiment on doit partir.

E.
Exceptionnellement, c’est possible avec les familles relais.

D.
Exceptionnellement, sur un voyage ou quoi. On n’a pas de frais, puisque les croquettes et les frais de vĂ©tĂ©rinaire sont pris en charge par l’Ă©cole. Donc après, c’est plus des jeux du plus. Alors oui, on l’a tout le temps avec nous, mais d’un cĂ´tĂ©, on n’a pas toutes les contraintes aussi qu’ont les personnes qui ont leur propre chien.

E.
Ça, c’est un truc dont on s’Ă©tait fait la rĂ©flexion avec mon mec. On s’Ă©tait dit: Mais en fait, lĂ , quand tu as un chien Ă  toi, tu dois prendre en charge le vĂ©to, tu dois dĂ©cider quel croquette tu lui donnes. Oui, aussi. Tu dois dĂ©cider… Il y a plein de choses, en fait. Il y a plein de choses auxquelles nous, on est guidĂ©s par l’Ă©cole. C’est un point positif et en mĂŞme temps, tu peux pas faire ce que tu veux, donc ça reste un point nĂ©gatif. Il faut savoir dans quel cadre On peut l’emmener partout, mais peut-ĂŞtre que ton chien, toi, lambda, il sera pas acceptĂ© lĂ  oĂą t’as l’habitude de passer tes vacances.

D.
Il y a des points positifs et des points négatifs.

E.
Mais c’est sĂ»r que c’est une aventure totalement sont inĂ©dites. Et est-ce qu’il y a des moments oĂą toi, tu as Ă©tĂ© bluffĂ©e par un de tes 10 Ă©lèves, qui reste un souvenir assez marquant pour toi ?

D.
Quand j’avais mon chien, je ne pensais pas qu’on pouvait apprendre, par exemple, Ă  faire pipi et caca sur commande Ă  un chien. Oui. Le premier truc qu’on te demande. C’est la première brique Ă  mettre. En tant que famille d’accueil, tu dis: Quoi ? Mais mĂŞme pipi, je peux lui apprendre Ă  faire pipi dans les caniveaux ? Et quoi ? MĂŞme un mâle, il ne va pas lever la patte. Je dis: Mais comment je vais faire ? Ça, vraiment, je ne savais mĂŞme pas qu’on pouvait apprendre Ă  un un chien, un chien et encore plus un chien mâle, Ă  faire pipi dans les caniveaux sur commande. Ouais. Et non, en fait, ce que je te rends compte, c’est qu’ils apprennent tellement vite. Alors c’est des labradors, donc en fait, avec la bouffe, avec les rĂ©compenses, les croquettes, tu peux leur faire apprendre quasiment ce que tu veux, en fait. Ah oui, ils sont très, très malins.

E.
Et on parlait juste avant de mettre enregistrĂ© sur l’enregistreur, avant de mettre rec, des lieux oĂą tu es allĂ© dernièrement faire des sensibilisations et et tout. Est-ce qu’il y a un lieu ou des lieux exceptionnels oĂą tu es allĂ© avec les chiens guides, oĂą tu serais jamais allĂ© sans les chiens guides ?

D.
Alors, les sensibilisations, j’ai commencĂ© rĂ©cemment. Du coup, j’en ai pas fait beaucoup encore. Donc, je ne pense pas Je pense pas ĂŞtre allĂ©e quelque part grâce au chien.

E.
Un lieu oĂą tu te serais dit: Sans le chien, je n’ai jamais mis les pieds. Pour travailler, pour…

D.
Oui, après, c’est plus, oui, au niveau des sorties, ça Ça te pousse Ă  bouger, c’est sĂ»r. Ă€ bouger, oui, pour le sortir, le dĂ©gourdir et l’occuper, mais aussi, en effet, on se dit: Tiens, lĂ , par exemple, on va se faire un musĂ©e, ça va faire un peu bosser un peu aussi. En fait, oui, ça va ĂŞtre une opportunitĂ©. Peut-ĂŞtre que oui, on l’aurait pas fait s’il y avait pas eu de chien. On se serait dit: On va faire un truc peut-ĂŞtre plus tranquille Ă  la maison, etc. Et en fait, avoir le chien, de se dire: Bah oui, tiens… Tu joints l’utile Ă  l’agrĂ©able, en fait. Exactement, ouais.

E.
Je me souviens quand on était aussi sur Paris en tant que famille roulette, tu dis: Bah, tiens, on cherche à faire un truc. Bah, tiens, ce serait pas mal comme ça, lui aussi, il va bosser et tout.

D.
Ouais, tout Ă  fait.

E.
Bon, il me reste ma petite question de fin, avant de laisser Humbo aller manger ses croquettes. Je demande toujours à mes invités quel est leur pire et leur meilleur moment avec les chiens guides. Est-ce que tu pourrais nous les confier, en commençant par le pire, pour garder le meilleur pour la fin ?

D.
Alors, le Le pire, je dirais, c’est l’accident que j’ai connu avec Romain, parce que c’est un accident domestique, entre guillemets, parce que c’est…

E.
Tu le racontes un peu dans le livre ?

D.
Oui, je le raconte en dĂ©tail. Je le raconte vraiment en dĂ©tail. Et j’avaisJ’ai envie de vraiment en parler aussi parce que c’est des souvenirs très douloureux et j’avais besoin aussi de vraiment de l’extĂ©rioriser. Donc, je donne tout en dĂ©tails vraiment dans le livre. Romain, un matin pressĂ©, je suis en voiture, on va au travail et elle sort de la voiture, il pleut, je referme vite la porte et elle a vraiment l’extrĂ©mitĂ© de sa queue qui reste coincĂ©e dans la portière de la voiture, comme ça peut arriver, avec les doigts des enfants. Et ça en est suivi une accumulation de problèmes par rapport Ă  ça. Au final, ça s’est très bien. Aujourd’hui, elle va très bien, elle mène une très belle vie, mais disons que ça a Ă©tĂ© très compliquĂ© Ă  guĂ©rir.

E.
Oui, ça me rappelle… J’avais une chienne qui avait le bout de la queue. Il lui avait opĂ©rĂ© d’un kyste parce qu’Ă  force d’ĂŞtre Ă©nergique, cette belle nolca, une très belle flat-coĂ»te-rotrieveur noire, ça a que tapĂ© dans le radiateur et ça avait crĂ©Ă© un kyste. Ils avaient enlevĂ© le kyste, mais ça cicatrisait pas et il fallait refaire le pansement. Il avait un pansement blanc au bout de la queue alors qu’elle Ă©tait noire. Il y avait des gens dans le mĂ©tro qui avaient fait des messes basses en disant: C’est pas mal comme ça. Je sais, c’est pour que les dĂ©ficients visuels y voient oĂą est la queue et la tĂŞte.

D.
Mon Dieu, que j’Ă©tais morte de rire.

E.
Mais bon.

D.
C’est vrai que la queue, c’est vraiment un endroit très compliquĂ© pour cicatriser pour les chiens. A dĂ©jĂ  de base, surtout nos labradors, comme tu dis, qui ont remu la queue Ă©nergiquement. Mais Romain avait d’autres soucis de santĂ© qui ont fait que ça a Ă©tĂ© très compliquĂ© Ă  soigner.

E.
Et les meilleurs moments ?

D.
Le meilleur moment, peut-ĂŞtre. Je devrais en citer qu’un. Non, quelque un. Parce que dĂ©jĂ , le quotidien… Moi, les meilleurs moments que j’apprĂ©cie dans la journĂ©e, dĂ©jĂ  en gĂ©nĂ©ral, c’est plutĂ´t dans la vie quotidienne, c’est le matin quand tu te lèves et que tu as ton chien qui te fait la fĂŞte. Et ça, c’est vraiment quelque chose auquel, en plus, on s’habitue, parce que quand ton chien part en relais, tu es lĂ …

E.
Moi, j’ai tout seul.

D.
Vraiment, tu commences ta journĂ©e, tu sors de ta chambre et tu as le chien qui t’accueille. Et ça, c’est vraiment l’accueil du matin. Après, on a les lieux insolites un peu, oĂą j’ai pu emmener les chiens, que ce soit par mon travail. Des rencontres aussi. On est allĂ© au ministère de l’Emploi, on a rencontrĂ© quelques personnalitĂ©s.

E.
Je vois, on regarde les photos au mur.

D.
Que ce soit des personnalités politiques ou médiatiques. On a rencontré PLK qui lui a fait des papouilles.

E.
Oui, on voit ça.

D.
Et puis oui, il y a eu aussi Sparrow qui a pu ĂŞtre figurant quelques secondes, enfin, dans quelques dizaines de milliers de secondes dans le dernier film de Luc Besson. Donc ça, c’est vrai que c’Ă©tait rigolo. VoilĂ , c’est original Ouais.

E.
Super moment, en tout cas.

D.
Oui.

E.
En tout cas, moi, j’ai hâte de lire en intĂ©gralitĂ© le livre que nous avons parcouru pendant l’enregistrement. Merci.

D.
Merci Ă  toi, Estelle. J’ai hâte. Je suis ravie d’avoir Ă©tĂ© interviewĂ©e Je suis ravie de te voir vueĂ©e par toi. Avec plaisir. J’ai hâte d’avoir ton retour après la lecture du livre.

E.
Je te ferai ça sans faute. Si je trouve le temps de le lire, je le ferai, c’est sĂ»r, mais Ă  quelle heure du jour ou de la nuit, ça, avec Baby, on verra. Merci beaucoup en tout cas.

D.
Merci à toi. Et à très bientôt. À bientôt.

E.
Et voilĂ , c’est la fin de cet Ă©pisode. J’espère qu’il vous a plu. N’hĂ©sitez pas Ă  nous dire aussi si le livre Petit Chou deviendra Grand Chien Guide vous a plu et a fait Ă©cho Ă  votre aventure si vous ĂŞtes vous-mĂŞme famille d’accueil. Et si vous avez apprĂ©ciĂ© cet Ă©pisode sur le livre de DorothĂ©e, je vous conseille de dĂ©couvrir celui de Dominique de l’Ă©pisode 75, qui raconte l’arrivĂ©e romancĂ©e de son chien guide, Monty. De mon cĂ´tĂ©, je vous dis Ă  bientĂ´t pour le prochain Ă©pisode sur l’univers mĂ©connu des chiens guides d’aveugle.

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