À l’occasion de l’Ă©tĂ©, je n’ai pas pu me retenir de tendre mon micro comme l’an dernier Ă  des bĂ©nĂ©ficiaires de chiens d’assistance pour de nouveaux hors-sĂ©rie de l’Ă©tĂ© ! Et on commence tout de suite avec Audrey qui est accompagnĂ©e par Paoli, sa chienne d’assistance formĂ©e par Handi’Chiens. Atteinte du syndrĂŽme d’Ullrich depuis sa naissance, Audrey alors en fauteuil roulant dĂ©couvre l’existence des Handi’chiens Ă  l’Ăąge de 12 ans par hasard au salon Autonomic Ă  Paris. Mais quelle place occupera alors Bayla sa premiĂšre chienne ? Et comment la jeune Paoli a-t-elle pris le relais depuis ?  Du coup de foudre avec Bayla au quotidien avec Paoli, Audrey nous raconte comment ces chiennes ont agi ou agissent encore Ă  ses cĂŽtĂ©s, tant sur le plan technique que social. Elle revient aussi sur la difficultĂ© de perdre Bayla, sa toute premiĂšre, qui lui avait tant apportĂ©.

Retrouvez la transcription intĂ©grale en fin de page.  

Transcription intégrale

 

E.

Bonjour et bienvenue sur le podcast Futur Chien Guide, le seul podcast sur l’univers des chiens guides d’aveugles soutenu depuis cette annĂ©e par la FFAC et l’ANM Chiens Guides. Je m’appelle Estelle. Je suis passionnĂ©e par les chiens guides d’aveugles et bĂ©nĂ©voles pour cette cause Ă  Paris. Je suis d’ailleurs persuadĂ©e que l’univers des chiens guides d’aveugles mĂ©rite d’ĂȘtre mieux connu. En tant qu’amoureux des chiens, futurs bĂ©nĂ©ficiaires ou autres curieux comme moi, vous croisez parfois des chiens guides d’aveugles et leurs maĂźtres en vous demandant : « Mais comment font-ils pour se dĂ©placer dans nos rues toujours plus agitĂ©es ? ». Ce podcast est le seul qui vous propose, au fil de rencontres enrichissantes, de dĂ©crypter l’univers des chiens guides d’aveugles pour comprendre par qui et comment ils sont Ă©duquĂ©s, mais aussi de dĂ©couvrir leur rĂŽle dans le quotidien de leur maĂźtre et les bouleversements Ă  leur arrivĂ©e, ou encore comment agir quand vous croisez un tel binĂŽme ? A l’occasion de l’Ă©tĂ©, je n’ai pas pu me retenir de tendre mon micro, comme l’an dernier, Ă  des bĂ©nĂ©ficiaires de chiens d’assistance pour de nouveaux hors-sĂ©rie de l’Ă©tĂ©. Et on commence tout de suite avec Audrey qui est accompagnĂ©e par Paoli, sa chienne d’assistance formĂ©e par Handi’Chiens. Atteinte du syndrome d’Ullrich depuis sa naissance, Audrey, alors en fauteuil roulant, dĂ©couvre l’existence des handi’ chiens Ă  l’Ăąge de douze ans, par hasard, au Salon Autonomic Ă  Paris. Mais quelle place occupera alors Bayla sa premiĂšre chienne ? Et comment la jeune Paoli a-t-elle pris le relais depuis ? Du coup de foudre avec Bayla au quotidien avec Paoli, Audrey nous raconte comment ces chiennes ont agi ou agissent encore Ă  ses cĂŽtĂ©s, tant sur le plan technique que social. Elle revient aussi sur la difficultĂ© de perdre Bayla, sa toute premiĂšre, qui lui avait tant apportĂ©. Et maintenant, place Ă  l’Ă©pisode.

E.

Bonjour Audrey.

A.

Coucou Estelle.

E.

Merci d’avoir acceptĂ© mon invitation pour ce hors-sĂ©rie de l’Ă©tĂ© sur mon podcast Futur Chien Guide. Est-ce que pour commencer, tu peux te prĂ©senter un petit peu ?

A.

Merci Ă  toi dĂ©jĂ  de m’avoir invitĂ©e. Alors moi, c’est Audrey, j’ai 26 ans, je vis dans l’Oise, actuellement chez mes parents et je suis diplĂŽmĂ©e d’un bac S et d’un BTS Tourisme. Malheureusement, je ne travaille pas, dans ce milieu en tout cas, Ă  cause de la pandĂ©mie principalement qui m’a beaucoup freinĂ©e, et la maladie qui a un peu pris le pas pendant cette pĂ©riode aussi. Mais je m’occupe de la maison autrement et je travaille d’une autre maniĂšre sur les rĂ©seaux sociaux. Donc en attendant, c’est plutĂŽt, c’est plutĂŽt sympa quand mĂȘme.

E.

Oui, parce qu’on va le dire tout de suite, tu as un compte qui est relativement trĂšs actif sur Instagram. Est-ce que tu peux nous le redonner comme ça on est ravis de suivre tout ça.

A.

Oui, bien sûr. Alors @whoisaud, qui est Audrey en français.

E.

Donc ‘who’ w-h-o ‘is’ i-s et ‘aud’ a-u-d.

A.

C’est ça, exactement.

E.

Et donc tu nous parlais de ta maladie. Est-ce que tu peux nous dire en quelques mots comment ça se présente chez toi ?

A.

Oui, alors j’ai une dystrophie musculaire congĂ©nitale, syndrome d’Ullrich exactement. Donc c’est une maladie des muscles et de la fonction respiratoire principalement. Je dirais que limite c’est mĂȘme le plus difficile pour moi, la fonction respiratoire. Parce qu’en vrai les muscles, bon je suis en fauteuil roulant, Mais je le suis depuis presque toujours, mĂȘme si je marche encore un peu aujourd’hui. MalgrĂ© que je n’ai jamais rien connu d’autre. Donc en vrai, ça me gĂȘne pas puisque… c’est un peu bizarre, dit comme ça mais…

E.

Oui, c’est ton ressenti en tout cas.

A.

C’est ça. C’est ma vie en tout cas. Et je le vis pas mal. Mais par contre, l’insuffisance respiratoire, ça a un rĂ©el impact, surtout ben lĂ  depuis ces derniĂšres annĂ©es. Donc c’est le plus compliquĂ© pour moi en tout cas.

E.

Ça c’est un peu dĂ©tĂ©riorĂ© de ton cĂŽtĂ© surtout.

A.

Oui, c’est ça. LĂ , j’ai fait des pneumothorax en 2018, j’en ai fait 2 Ă  1 semaine d’intervalle donc… Je pense que c’est ce qui a un peu enclenchĂ© le truc. Et puis aprĂšs la pandĂ©mie… Ben malgrĂ© tout, ça a eu un impact moral sur le long terme. Je pense que quand le moral est un peu impactĂ©, la santĂ© ne suit plus forcĂ©ment et j’ai dĂ» un peu relĂącher inconsciemment et… puis aprĂšs ça vite.

E.

Et donc si on se parle aujourd’hui, alors ce n’est pas parce que tu as un chien guide dans ta vie, puisqu’on a bien compris d’une part que tu n’avais pas forcĂ©ment besoin de guidage en tant que tel. Cependant, tu as quand mĂȘme un compagnon Ă  quatre pattes Ă  tes cĂŽtĂ©s. Est-ce que tu peux nous raconter un petit peu comment tu es arrivĂ©e Ă  te rapprocher de Handi’Chiens et puis, parce que ce n’est pas la premiĂšre, il y a quand mĂȘme une grande histoire avant la miss qui t’accompagne aujourd’hui. Comment tout ça est arrivĂ© dans ta vie ?

A.

Exactement. Alors je suis accompagnĂ©e d’un compagnon Ă  quatre pattes. Officiellement depuis 2008 avec ma premiĂšre chienne d’assistance. Donc j’ai une handi-chien. J’avais une handi’chien, Bayla, qui m’a accompagnĂ©e pendant douze ans et demi, qui m’a quittĂ©e donc malheureusement en janvier 2021. Donc ça c’est un peu le drame de ma vie et je pense que ça a eu l’impact sur ma santĂ©. J’osais pas trop en parler avant, mais on y vient. Ça a Ă©tĂ© trĂšs compliquĂ© et aujourd’hui, je suis accompagnĂ©e de Paoli qui prend la relĂšve depuis, depuis septembre.

E.

Donc, la belle Paoli qui est un labrador noir, tout comme l’Ă©tait Bayla en fait.

A.

Tout comme l’Ă©tait Bayla, exactement. J’ai la mĂȘme, mais en plus gros, plus grand et toute petite, enfin toute petite… on va dire de l’Ăąge.

E.

Plus jeune, du coup.

A.

C’est ça, voilĂ  exactement. Et moi j’ai connu Handi’Chiens en fait, tout simplement parce que bon Ă  l’Ă©poque, j’avais donc douze ans. Et dans ma rĂ©gion c’est vrai qu’il n’y a pas beaucoup de handi’chiens. Mais je suis allĂ©e au salon Autonomic Ă  Paris. J’y allais tous les ans un peu avant et je suis tombĂ©e par hasard sur le stand. Evidemment moi je ne connaissais pas donc j’Ă©tais attirĂ©e par les chiens en fait, clairement, j’ai vu les chiens, je me suis approchĂ©e du stand. J’ai pu faire connaissance avec les bĂ©nĂ©ficiaires qui ont un peu expliquĂ© leur quotidien avec leur compagnon. Et mĂȘme si j’Ă©tais trĂšs jeune, j’avoue que j’ai tout de suite vu que c’Ă©tait quelque chose de particulier en fait, une relation assez exceptionnelle. Et au-delĂ  donc de… je pourrais dire de l’affinitĂ©, d’avoir un chien, du bonheur que ça peut procurer, je me suis dit mais en fait, ça apporte tellement, beaucoup plus. Et je me suis dit mais en fait moi aussi je veux, je veux un chien. J’Ă©tais une enfant mais je me suis dit il faut que j’essaie. Et mes parents ont Ă©tĂ© super emballĂ©s aussi Ă  l’idĂ©e puisque tout le monde leur a dit ‘mais en fait il faut que tu prennes un chien pour Audrey, ça va vachement l’aider’. Et en fait, on s’est lancĂ© dans l’aventure comme ça, tout de suite aprĂšs ĂȘtre rentrĂ©e chez moi j’ai rempli le dossier. Puis le reste est allĂ© trĂšs vite, contrairement Ă  l’attente qu’il y a aujourd’hui. Je sais que c’est super long pour avoir un chien d’assistance, mais j’ai eu de la chance Ă  ce moment-lĂ , ça s’est fait en quelques mois.

E.

Et donc Bayla est rapidement arrivĂ©e dans ta vie de jeune ado, j’ai envie de dire, Ă  l’Ă©poque ?

A.

C’est ça j’Ă©tais, j’Ă©tais tout jeune. Mais en fait, le salon, je sais plus trop en quel mois c’est dans l’annĂ©e, mais fin d’annĂ©e ou dĂ©but d’annĂ©e, il y a eu la commission, je crois que c’est comme ça qu’on dit, ils sont venus chez moi juste avant les vacances d’Ă©tĂ© et j’ai eu Bayla en octobre. Donc en moins d’un an j’ai eu le chien, quoi. Et ça a Ă©tĂ© un stage comme font tous les handi’chiens, de quinze jours. Puis voilĂ  le coup de foudre avec Bayla, ça a Ă©tĂ© immĂ©diat, ma plus belle histoire d’amour, si je peux dire comme ça, une vraie partie de moi, en fait, c’est ça. C’est pour ça que ça a Ă©tĂ© aussi dur en fait. C’est que quand je l’ai perdue, j’ai perdu une partie de moi Ă©galement. J’ai partagĂ© quasiment la moitiĂ© de ma vie avec elle. Donc, donc toutes mes plus grandes Ă©preuves Ă©taient avec elle. Je me battais pour elle et je ne pĂšse pas mes mots quand je dis qu’en fait, je me levais pour elle. En fait je ne me rendais pas compte. Je pense qu’on ne mesure pas la chance qu’on a sur le coup. Mais quand elle est partie, c’est lĂ  que je me suis rendu compte de l’importance que ces chiens, tous les handi’chiens, ont chez nous. Je me suis retrouvĂ©e toute seule, puisque c’Ă©tait en pleine pandĂ©mie, mes parents travaillaient encore, mon frĂšre pareil et je me levais et il y avait plus personne, quoi. Donc clairement j’avais pas envie de me lever, j’avais aucune raison.

E.

Oui, on a suivi ça sur les rĂ©seaux sociaux. Et c’est vrai que l’Ă©tĂ© dernier, on avait dĂ©jĂ  beaucoup parlĂ© ensemble. En plus, tu as eu l’occasion d’avoir un autre chien qui n’Ă©tait finalement pas le bon pour toi. Ensuite donc, ça a Ă©tĂ© un peu un chaud-froid. Et par rapport Ă  Bayla et Ă  Paoli aujourd’hui, je pense que la rĂ©ponse, tu vas nous dire, peut ĂȘtre peut-ĂȘtre la mĂȘme. Qu’est-ce que l’une et l’autre t’apportent au quotidien ? Comment elles t’aident en fait ?

A.

Alors moi principalement, c’est l’aide technique, qu’on se le dise, parce que je suis quand mĂȘme…

E.

Par rapport à ta mobilité, tu veux dire ?

A.

Je suis quand mĂȘme un peu restreinte dans mes mouvements malgrĂ© tout, mĂȘme si je fais quand mĂȘme pas mal de choses seule, c’est vrai que ramasser les objets par terre pour moi, c’est pas possible, c’est la chose qu’elle fait le plus pour moi, enfin bon qu’elles font. Et puis aprĂšs, je veux dire c’est difficile Ă  dire lĂ  dans l’immĂ©diat, en fait c’est notre quotidien, c’est notre routine. Donc lĂ , quand on me demande ‘qu’est-ce qu’elle fait pour toi ?’ J’ai un peu du mal Ă  le dire.

E.

Si on illustre un peu sur une journĂ©e le rĂŽle, par exemple, de Paoli, ce sera peut-ĂȘtre plus simple de le prendre dans ce sens-lĂ , le matin Paoli elle t’aide Ă  quoi ?

A.

Ben par exemple Ă  ramener mes chaussons. Elle peut m’aider Ă  me relever un peu. Si je suis un peu fatiguĂ©e ou pas, en tirant tout simplement. Elle tire par exemple une serviette de bain. Je tiens un cĂŽtĂ©, elle l’autre et ça, ça peut m’aider Ă  me relever. Elle peut m’aider Ă  m’habiller ou me dĂ©shabiller. C’est vrai que ça, je peux le faire toute seule. Mais c’est quand mĂȘme une aide importante parce qu’il y a des jours oĂč je suis plus fatiguĂ©e que d’autres et comme elle, elle prend plaisir Ă  m’aider, ben en fait, ça nous aide Ă  renforcer ce lien parce que comme je te le disais, je ne l’ai que depuis septembre, donc la complicitĂ©, c’est encore un peu jeune, notre relation est jeune. Donc j’essaie de faire un peu tout pour nous renforcer. Et c’est vrai que ce sont des petits gestes anodins mais qui nous lient quand mĂȘme tous les jours. AprĂšs, elle ouvre les placards, elle les referme. Alors ça elle adore ! C’est sa passion, j’ouvre un placard et elle le ferme toute seule sans que je lui demande, donc c’est chouette. AprĂšs elle ramasse des objets, que ce soit le tĂ©lĂ©phone, la tĂ©lĂ©commande, un stylo, les clĂ©s, tout ce genre de choses. Et puis, au-delĂ  de l’aide technique, Ă©videmment, ben moralement, comme on disait pour Bayla, c’est pareil, je me lĂšve pour une raison et elle est lĂ . Elle est toujours contente de me voir, forcĂ©ment elle parle pas mais c’est tout comme. Moi, ça me donne quand mĂȘme de la motivation. Il faut la sortir. Je joue avec elle parce qu’elle est encore jeune, donc ça me stimule aussi dans le quotidien. Et c’est comme si j’avais un enfant en fait. Donc voilĂ , moralement, c’est important. Et puis, c’est ça, je me sens moins seule en fait.

E.

Oui tu as vraiment quelqu’un sur qui compter. MĂȘme si elle ne parle pas en tant que tel, elle a quand mĂȘme ses yeux et ses allures qui permettent de faire passer le bon message. Je pense qu’elle n’est pas non plus… elle te fait bien comprendre ce qu’elle veut, ce qu’elle veut te faire comprendre quoi.

A.

Elle sait trĂšs trĂšs bien se faire comprendre, oui, elle est, elle est trĂšs maligne et trĂšs douĂ©e. Elle sait que je suis un peu faible sur certaines choses. Donc elle sait bien se faire comprendre. Et elle sait aussi montrer quand elle n’est pas contente d’ailleurs. Si elle ne veut pas elle me le montre, mais bon… on trouve nos marques petit Ă  petit. Et c’est vrai que mĂȘme si c’est encore rĂ©cent, je sens quand mĂȘme que ça se soude un peu. Et puis, je pense qu’elle est contente d’ĂȘtre Ă  mes cĂŽtĂ©s, en tout cas je l’espĂšre, parce que moi elle m’apporte Ă©galement beaucoup, un petit rayon de soleil en cette pĂ©riode difficile. Et puis au-delĂ  de ça, comme je te le disais, je reste chez moi mais je sors un peu quand mĂȘme. Du moins j’essaie de reprendre une activitĂ© extra de la maison. Et puis c’est lĂ  qu’elle est quand mĂȘme un lien avec les gens puisque les gens sont attirĂ©s par les chiens, c’est inĂ©vitable. MĂȘme si les gens ne viennent pas vers moi ils viennent vers le chien. Mais c’est pas grave et forcĂ©ment c’est moi qui vais rĂ©pondre. Donc c’est quand mĂȘme un tremplin pour ça, je trouve.

E.

Oui, tout ce qui est le cĂŽtĂ© socialisation. Et puis ce que tu dis aussi, c’est que ça te donne un rythme dans la journĂ©e parce qu’aujourd’hui tu n’as plus de mission professionnelle. J’espĂšre que ça reviendra, que tu pourras un petit peu reprendre lĂ -dessus. Mais si ce n’est que sur Instagram, tu ne chĂŽmes pas non plus cĂŽtĂ© Instagram, c’est des missions du coup aussi que tu as via ton compte, que tu te donnes toi-mĂȘme ou d’autres d’ailleurs, je ne sais pas.

A.

Oui, ben c’est un peu les deux. Je me donne des missions et des choses Ă  faire pour me dĂ©passer, pour faire le lien avec Paoli. Je sais que souvent on me demande ‘qu’est-ce qu’elle fait pour toi ?’ Eh ben lĂ , je me suis dit OK, j’ai envie de me lancer dans des petites vidĂ©os courtes pour montrer ce qu’elle fait. Donc, que ce soit porter la laisse en balade, ouvrir les portes. Ben je vais essayer de faire ça, donc je me donne ces petits objectifs. Et puis Ă  cĂŽtĂ© de ça, ben c’est vrai que oui, je commence Ă  avoir une petite communautĂ© consĂ©quente et du coup, on me demande certaines choses. Et puis des collaborations et si ça correspond Ă  ce que je suis et ben je le fais volontiers. Mais ça demande quand mĂȘme du travail.

E.

Oui, c’est du temps. Et du coup, c’est quand mĂȘme que via le tĂ©lĂ©phone, via Instagram. Mais c’est pas forcĂ©ment tout le temps facile aussi Ă  faire.

A.

C’est vrai que c’est fatiguant. On dirait pas mais moi-mĂȘme, je pensais pas que c’Ă©tait aussi, aussi intense. C’est sĂ»r que c’est pas intensif physiquement mais ça demande du temps et un investissement, de bien faire les choses, il y a des dates Ă  respecter. Ça demande quand mĂȘme beaucoup.

E.

Et en tout cas, ce que je comprends, c’est que Bayla a quand mĂȘme Ă©tĂ© lĂ  une grande partie de ta vie. Entre nous, on a beaucoup Ă©changĂ©, je me souviens, sur cette transition avec un autre chien. Est-ce que finalement ce ne serait pas trahir Bayla ? Je ne sais pas si tu peux nous en parler parce que tu as peut-ĂȘtre un tout petit peu plus de recul que l’annĂ©e derniĂšre lĂ -dessus. Puis l’arrivĂ©e de Paoli, je pense pour le coup, et la fusion qui commence Ă  naĂźtre entre vous aussi depuis septembre, fait que tu as un petit recul sur ‘est-ce que c’est trahir les chiens que de les remplacer quand ils sont soit Ă  la retraite, soit plus lĂ  de fait, mais plus Ă  tes cĂŽtĂ©s, en tout cas.’

A.

C’est vrai que c’est une question que je me suis posĂ©e inĂ©vitablement. DĂ©jĂ , quand elle est partie, je ne savais pas ce que je devais faire. J’Ă©tais complĂštement perdue, partagĂ©e entre l’envie de reprendre un chien forcĂ©ment, pas pour la remplacer, mais pour, comme on disait tout Ă  l’heure, pour m’aider, pour un soutien moral. Et voilĂ . Mais de l’autre cĂŽtĂ©, bien oui, il y a cette question de trahison qui est lĂ  et je ne savais pas quoi faire. Et puis un jour, je me suis rĂ©veillĂ©e et je me suis dit OK, il faut que je le fasse. C’est presque ça. Je me suis dit ‘si je ne le fais pas aujourd’hui, je sais que demain je vais sentir la trahison et je ne le ferai pas’. Donc j’ai fait le dossier et je me suis dit que de toute façon, il y avait tellement d’attente que ça laissait le temps de faire le deuil. Et au moins d’accepter les choses. Bon, c’est quand mĂȘme allĂ© vite. De mon cĂŽtĂ©, une nouvelle fois, j’ai eu beaucoup de chance. J’ai eu, comme tu disais plus ou moins tout Ă  l’heure, un chien de transition avant Paoli.

E.

Qui n’Ă©tait pas un chien censĂ© ĂȘtre une transition. Mais on t’a remis un chien qui s’est avĂ©rĂ© ne pas ĂȘtre le bon pour toi et qui d’ailleurs vit une trĂšs belle vie de chien d’assistance, mais ailleurs pour le coup, pas auprĂšs d’une personne, je crois, auprĂšs d’une structure plutĂŽt.

A.

Exactement.

E.

VoilĂ .

A.

Je pense qu’on peut en parler quelques minutes quand mĂȘme, parce que mĂȘme si effectivement ça a Ă©tĂ© une Ă©preuve trĂšs difficile pour moi, malgrĂ© tout, ça m’a aussi beaucoup apportĂ© donc, donc j’aimerais bien dire quelques mots quand mĂȘme. Donc j’ai eu Pilote entre Bayla et Paoli. J’ai fait le stage comme tout le monde et j’Ă©tais censĂ©e repartir avec Pilote. Je suis repartie avec Pilote mais ça ne s’est pas passĂ© comme, comme je l’avais imaginĂ©. Alors Ă©videmment, je me suis dit que peut-ĂȘtre je n’Ă©tais pas prĂȘte, j’ai remis toutes les fautes sur moi, forcĂ©ment, et je me suis dit que je n’Ă©tais plus capable ou tout ça. Mais en fait, non. Avec le recul, je me suis… enfin pas forcĂ©ment moi mais tout ce que les gens m’ont dit, ce que j’ai pu recueillir, la famille d’accueil de Pilote aussi m’a Ă©normĂ©ment aidĂ©e et je suis trĂšs heureuse, ben au moins de, de l’avoir toujours dans ma vie cette famille qui est super importante pour moi. C’est vrai que Pilote a Ă©tĂ©, c’est pas rĂ©formĂ© mais a Ă©tĂ©…

E.

Réorienté.

A.

RĂ©orientĂ©, voilĂ , dans une autre direction. En fait, il n’Ă©tait pas fait pour ĂȘtre chien d’assistance parce qu’il n’avait pas cette… je ne dirais pas cette envie de travailler, mais tout simplement, il ne prenait pas forcĂ©ment plaisir Ă  aider comme le font Bayla et Paoli. Mais du coup, aujourd’hui, il est chien d’accompagnement social dans une structure, dans une famille dans le Nord, donc pas trĂšs loin de chez moi, j’ai pu le revoir entre-temps. Je sais qu’il est trĂšs heureux, mais, mais bon, le rendre aprĂšs un mois de cohabitation a Ă©tĂ© quand mĂȘme trĂšs difficile. Je dois dire que je me suis demandĂ© si je faisais le bon choix. Et encore aujourd’hui, il ne faudrait pas mais j’ai toujours cette culpabilitĂ© et ce sentiment de me dire ‘et si je l’avais gardĂ©, et si j’avais attendu plus…’

E.

On ne saura jamais mais c’est vrai que quand Pilote est arrivĂ©, on l’a un peu suivi et puis on en a discutĂ© aussi, toi et moi parfois, c’Ă©tait beaucoup de questions parce que Bayla s’Ă©tait installĂ©e dans ta vie depuis l’Ăąge de tes douze ans. Tu n’Ă©tais pas la mĂȘme personne Ă  tes douze ans non plus. Tu as bien grandi depuis. Et de fait, ça posait beaucoup de questions de se dire bah voilĂ , est-ce que c’est toi qui n’Ă©tait pas prĂȘte ? Est-ce que c’est le chien qui n’Ă©tait pas le bon ? Et au final, Ă  l’arrivĂ©e de Paoli et Ă  la fusion qui a commencĂ© Ă  naĂźtre, je pense, entre vous, tu as bien vu que finalement c’Ă©tait un mal pour un bien et que je pense, Pilote comme toi, avez une vie aujourd’hui trĂšs sympathique pour autant, sans pour autant la vivre ensemble.

A.

C’est ça. Nos chemins Ă©taient juste pour se rencontrer sur un court moment. Et quoi qu’il en soit, il m’a apportĂ© beaucoup parce que je dois dire que cette pĂ©riode courte mais intense m’a Ă©normĂ©ment appris sur moi. J’ai dĂ» ĂȘtre patiente et il a rĂ©vĂ©lĂ© en moi des qualitĂ©s que je ne soupçonnais pas. Donc quoi qu’il en soit, il m’a apportĂ© beaucoup et c’est ce que je retiens aujourd’hui de cette aventure. Et puis, sans lui, je n’aurais pas forcĂ©ment eu Paoli non plus. Donc je me dis que tout arrive pour une raison et ça a eu un mal pour un bien.

E.

Oui, vraiment. Mais aujourd’hui, quand on voit Paoli et toi au final on se dit… enfin les gens qui peuvent vous croiser et vous rencontrer pour la premiĂšre fois, ça peut paraĂźtre une Ă©vidence, mais c’est important aussi de montrer que le chemin, il n’est pas toujours tout droit, on va dire, et que du coup, tu peux avoir des doutes, tu peux avoir des questionnements, tu peux avoir des rencontres qui ne sont pas forcĂ©ment les bonnes, mais qui t’apportent toujours des choses au moment oĂč tu les fais en fait.

A.

Exactement, et c’est ce que j’ai voulu… j’ai hĂ©sitĂ©, mais j’ai voulu quand mĂȘme le raconter sur les rĂ©seaux sociaux parce que, avoir un handi’chien c’est merveilleux mais malheureusement c’est comme chez les humains, ça ne se passe pas toujours comme on le voudrait ou comme on l’imagine. Et je me suis dit que si c’Ă©tait arrivĂ© Ă  moi, et au final je me suis rendu compte que c’est aussi arrivĂ© Ă  d’autres personnes, moi de mon cĂŽtĂ©, ça m’a rassurĂ©e aussi, mais je me suis dit que ça pouvait peut-ĂȘtre aider aussi d’autres personnes. Donc c’est comme ça, c’est comme dans la vie on ne choisit pas et il y a des Ă©vidences, des coups de foudre ou pas. Et puis il faut faire avec. Ce qui n’empĂȘche que maintenant, on est trĂšs heureux sĂ©parĂ©ment, mais j’ai quand mĂȘme toujours un petit Ɠil sur lui.

E.

Et je crois que… tu nous parles de ton binĂŽme avec Paoli. Je crois qu’il y a d’autres petits animaux qui gravitent autour. Comment ça s’est passĂ© ? Je crois qu’il y a un petit chat, enfin grand maintenant, un petit chien bien grand maintenant aussi. Comment tu gĂšres la relation que tu as avec Paoli et du coup, celle que tu as, un peu diffĂ©rente, de fait, avec le chien de la famille maintenant, Stella, et la miss aussi, le petit chat que tu avais, qui t’ont menĂ© peut-ĂȘtre la vie dure, passĂ© un temps, parce qu’ils Ă©taient tous jeunes.

A.

Rayli m’a menĂ© la vie trĂšs trĂšs dure. Donc Rayli, c’est mon petit chat que j’ai eu peu de temps aprĂšs avoir perdu Bayla. C’est vrai que mes parents ont cĂ©dĂ© rapidement pour pas que je sois seule Ă  la maison, donc j’ai eu ce petit chaton qui m’a menĂ© une vie trĂšs difficile je dois dire. Mais c’est pas grave, cela m’a animĂ©e et ça m’a boostĂ©e. Et puis aprĂšs, j’ai eu Stella en aoĂ»t, donc une berger allemand, on l’a eue bĂ©bĂ©, elle avait deux mois. Donc Stella en aoĂ»t et Paoli en septembre. Donc ce qui est pas mal, c’est qu’elles sont arrivĂ©es quand mĂȘme relativement en mĂȘme temps, elles grandissent ensemble mĂȘme si Paoli avait dĂ©jĂ  deux ans. Pour Stella, c’est bien, ça lui a montrĂ© les bonnes maniĂšres, si on peut dire, mais c’Ă©tait un peu difficile Ă  gĂ©rer parce que moi j’ai eu Stella avant, mĂȘme si c’est que trois semaines, ce petit lien qui s’Ă©tait dĂ©jĂ  crĂ©Ă©, vu qu’elle Ă©tait bĂ©bĂ© et puis qu’elle ne voyait que moi la journĂ©e, pareil, donc j’Ă©tais un peu son monde. Et puis Paoli est arrivĂ©e comme ça. Il a fallu se partager et il y a eu un peu de jalousie entre les deux mais c’est chacune son tour et j’ai deux bras donc… donc c’est bon il y en a pour tout le monde !

E.

Oui puis aujourd’hui, de fait, on peut vraiment dire que tu n’es plus seule quand tu es chez toi avec Rayli, Paoli et Stella. Du coup, tu es bien entourĂ©e, en tout cas, il y a de la vie.

A.

Il y a de la vie. C’est sĂ»r que les trois jeunes, j’ai pas le temps de m’ennuyer, elles jouent tout le temps, c’est animĂ©, ça me fait du bien. Et puis ce qui est drĂŽle aussi, la petite histoire, c’est que Stella a tendance Ă  faire comme Paoli. Parfois, elle veut ramasser avant Paoli, le problĂšme c’est qu’elle ramasse et elle ne donne pas. Mais elle commence Ă  faire pareil. Donc je trouve ça cool.

E.

Elle le fait par mimétisme, en fait.

A.

ComplÚtement. Elles font tout pareil. Elles dorment collées, tout le temps, des inséparables.

E.

Bon, en tout cas on mettra des belles photos sur le site futurchienguide.fr. Je me demandais, je pose toujours une petite question de fin, est-ce que… alors peut-ĂȘtre que j’ai des petits, des petits indices dĂ©jĂ  pour rĂ©pondre Ă  cette question toute seule, mais tu vas me le dire : quel est ton pire et ton meilleur moment avec Bayla et Paoli en tant que tes chiens d’assistance ?

A.

On va commencer par Bayla forcĂ©ment, on va essayer. En tout cas, je sais que le meilleur moment avec Bayla, c’est notre rencontre. Ce coup de foudre auquel je ne m’attendais pas. Je ne peux mĂȘme pas te l’expliquer en fait tellement ça a Ă©tĂ© fort et une Ă©vidence parce que je sais que Handi’Chiens a changĂ© mais Ă  l’Ă©poque, en tout cas, on dirait ça fait 50 ans tu sais. À l’Ă©poque, donc en 2008, quand j’ai eu Bayla, au centre, j’ai pu essayer 30 chiens en fait. Et dit comme ça, on se dit mais en fait, entre 30 boules de poils, tu ne peux pas choisir. Et puis je me suis dit, je vais jamais y arriver. A douze ans, je les veux tous, je les veux tous, les chiens. Et en fait, non, ça a Ă©tĂ© une Ă©vidence. Elle n’avait d’yeux que pour moi. Elle n’Ă©coutait plus personne, les autres bĂ©nĂ©ficiaires qui les essayaient, elle faisait pas, elle me regardait, elle s’asseyait. Tu vois, le directeur du centre disait : en fait, quand elle te regarde, elle te dit ‘Qu’est-ce que je peux faire pour toi ?’. Elle demandait que ça. Donc la question, elle ne s’est mĂȘme pas posĂ©e en fait. La question Ă©tait vite rĂ©pondue, et le pire ben forcĂ©ment sa perte. Ça a Ă©tĂ© trĂšs brutal aussi ça. En trois semaines elle est partie, pendant les fĂȘtes de NoĂ«l en plus. Je pense qu’on sait tous quand on a un animal qu’il va partir avant nous. Mais on n’est jamais prĂȘt Ă  vivre ça. Non, non. J’Ă©tais complĂštement dans le dĂ©ni quand elle est tombĂ©e malade. Je parlais encore d’elle, je disais ‘comment on va faire cet Ă©tĂ© pour la soigner, pour soigner ses plaies’, alors qu’en fait il n’y avait pas le printemps qui est passĂ©, quoi. Ça a Ă©tĂ© dur, mais c’est comme ça. Et puis la vie continue, elle est quelque part par-lĂ , autour de moi, et je me dis qu’elle m’a sĂ»rement envoyĂ© Paoli. Donc, donc voilĂ , maintenant, petite Paoli est avec moi. Et le meilleur moment avec elle ? C’est vrai que pour le coup, c’est un peu difficile parce que c’est assez rĂ©cent. Donc dans la mesure oĂč ça n’a pas Ă©tĂ© un coup de foudre immĂ©diat, je ne peux pas dire que c’est notre rencontre, mĂȘme si je suis trĂšs contente de l’avoir, Ă©videmment. Je dirais que quand mĂȘme, quand on sort, c’est sympa de… qu’on nous connaĂźt, notre petit duo. J’aime bien ces moments-lĂ  en tout cas, le contact que ça crĂ©e. Et le pire moment avec Paoli, c’est quand elle s’est sauvĂ©e. Je venais de l’avoir et elle s’est sauvĂ©e de la maison. Ça faisait Ă  peine une semaine que je l’avais et elle s’est sauvĂ©e de la maison quand mon frĂšre est rentrĂ©, il l’a pas vue moi je suis descendue et je l’ai plus vue dans la cour alors que Stella Ă©tait lĂ , et lĂ  c’Ă©tait panique Ă  bord, crise d’angoisse. Evidemment au bout d’une semaine, je me suis dit mais… je me voyais dĂ©jĂ  appeler Handi’Chiens et leur dire ‘j’ai perdu Paoli’, ou leur dire ‘elle s’est fait Ă©craser’. J’ai Ă©videmment imaginĂ©…

E.

T’as imaginĂ© le pire.

A.

Ah oui, j’arrivais plus Ă  respirer, vraiment, c’Ă©tait l’enfer. Donc lĂ , j’ai envoyĂ© mon frĂšre faire le tour du village, la chercher. Par chance, une famille du village l’a rĂ©cupĂ©rĂ©e et mon frĂšre l’a aperçue au grillage dans la cour des gens. Donc c’est comme ça qu’on l’a rĂ©cupĂ©rĂ©e. Franchement, panique Ă  bord, mais tout est bien qui finit bien. Je l’ai retrouvĂ©e quelques heures aprĂšs, mais c’Ă©tait vraiment le pire moment.

E.

Oui c’est dur, de pas savoir oĂč elle Ă©tait…

A.

Ah ouais, non, je pensais pas que… ça ne m’Ă©tait jamais arrivĂ© et Ă  ne pas refaire !

E.

Bon, elle est aventuriĂšre, ça veut dire. Du coup, ça te donne aussi de l’Ă©lan pour toi Ă  t’aventurer avec elle.

A.

Oui elle aime l’aventure, elle aime dĂ©couvrir le monde et on va le dĂ©couvrir ensemble pendant de nombreuses annĂ©es, j’espĂšre.

E.

Mais en tout cas, c’est vraiment tout ce qu’on te souhaite, hein ? Parce que l’aventure avec Paoli ne fait que commencer. Il y a encore Stella Ă  cĂŽtĂ©, mais de fait, Paoli est vraiment Ă  tes cĂŽtĂ©s pour toi aussi au quotidien. On a hĂąte de suivre, de suivre tout ça sur les rĂ©seaux sociaux. On l’a dit @whoisaud. Et puis je crois que Paoli a hĂ©ritĂ© du compte de Bayla aussi.

A.

Exactement.

E.

Thisibayla. J’ai laissĂ© le nom, le nom officiel, mais, mais en dessous il y a Paoli. Vous pouvez retrouver tout ça sur les deux comptes si vous voulez juste les chiens ou suivre mon quotidien dans la vie de tous les jours, je… comme Paoli m’accompagne partout et bien vous la voyez partout avec moi.

E.

Oui. Je vais continuer Ă  te suivre et puis je te remercie d’avoir bien acceptĂ© rapidement en tout cas cette invitation. Et puis je te dis Ă  trĂšs bientĂŽt.

A.

Mais avec grand plaisir, merci Ă  toi. C’Ă©tait, c’Ă©tait super et je suis trĂšs contente d’avoir partagĂ© ce moment avec toi.

E.

Merci.

A.

Merci gros bisou.

E.

Salut.

E.

Et voilĂ , c’est la fin de cet Ă©pisode. Merci Ă  vous de l’avoir Ă©coutĂ© en espĂ©rant qu’il vous aura plu. Merci Ă  Audrey pour son temps et son souffle prĂ©cieux me permettant de reprendre ces hors-sĂ©rie de l’Ă©tĂ© sur les divers chiens d’assistance. Pour complĂ©ter votre Ă©coute, vous pouvez retrouver sur futurchienguide.fr des photos de Bayla mais aussi de Paoli aux cĂŽtĂ©s de Audrey. D’ailleurs, n’hĂ©sitez pas Ă  m’envoyer vos retours sur mon Instagram ou Facebook @futurchienguide. C’est toujours un plaisir de savoir ce que vous avez appris pendant les Ă©coutes, notamment pendant ces hors-sĂ©rie. Alors Ă  bientĂŽt pour un prochain Ă©pisode sur l’univers mĂ©connu des chiens guides d’aveugles ou d’assistance.

 

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