Dans cet Ă©pisode, je vous prĂ©sente je vous prĂ©sente Julie et Alex qui sont famille d’accueil pour l’école des chiens guides de Paris. C’est après avoir dĂ©couvert le rĂ´le de famille d’accueil pour Handi’Chien, qu’ils se rapprochent des chiens guides plus près gĂ©ographiquement. Mais comment combiner une vie super dynamique et cet engagement prenant, tout en socialisant ces futurs chiens guides au maximum ? De l’avion au paddle, Julie et Alex reviennent sur leurs aventures sans limite avec leurs Ă©lèves chiens guides. Ils nous racontent aussi leurs souvenirs marquants avec chacun, entre le dĂ©part difficile de Ouiko, la livraison de Persia et l’arrivĂ©e si jeune de Shaggy.

Retrouvez ci-dessous une retranscription synthétique avec pleins de photos :

Est-ce que vous pouvez vous présenter rapidement chacun ?

Julie, je suis wedding planner, autrement dit organisatrice de mariage depuis 3 ans Ă  mon compte.

Alex, je suis ingénieur en informatique, donc beaucoup en télétravail ces derniers temps. On est en couple depuis 8 ans maintenant.

Justement, quand et comment avez-vous découvert les chiens guides d’aveugles ?

Alex : Julie connaissait depuis toute jeune, car c’Ă©tait un des mĂ©tiers qu’elle envisageait de faire, mais j’ai surtout une ancienne collègue qui est bĂ©nĂ©vole pour Handi’Chiens, et qui Ă©tait venue au bureau avec son futur chien d’assistance. J’en ai tout de suite parlĂ© Ă  Julie et on s’est renseignĂ© pour devenir famille d’accueil. 

Julie : J’ai toujours eu des chiens dans la famille, mais on n’avait jamais envisagĂ© d’avoir un chien Ă  nous en appartement Ă  Paris. Finalement Handi’Chien Ă©tait un peu trop loin gĂ©ographiquement, alors on s’est rapprochĂ© de l’Ă©cole des chiens guides de Paris. On a assistĂ© Ă  la rĂ©union d’information avec Carole (de l’Ă©pisode 14) qui tĂ©moignait de son expĂ©rience de famille d’accueil, et on a dĂ©posĂ© notre dossier !

Julie : En 2019, on a accueilli Ouiko, un beau labrador chocolat, grand et très musclĂ©. Il m’a principalement accompagnĂ© et me suivait dans tous mes dĂ©placements pour l’organisation des mariages (visites de lieux, rendez-vous, etc). On l’emmenait partout et il a mĂŞme pris l’avion pour le Portugal Ă  1 an, il Ă©tait Ă  nos pieds malgrĂ© son grand gabarit de 40 kilos !

Julie : Au bout d’un an, Ouiko Ă©tait trop sensible en ville pour rester Ă  Paris, alors il est rentrĂ© en Ă©ducation Ă  l’Ă©cole des chiens guides de l’Est, grâce Ă  une « mutualisation » entre les Ă©coles de la fĂ©dĂ©ration (FFAC). LĂ -bas, son Ă©ducatrice est Ă  son compte et accueille ses chiens en Ă©ducation chez elle, tout en faisant de la mĂ©diation animale notamment avec Ouiko. Finalement, les sensibilitĂ©s de Ouiko n’Ă©taient pas compatibles avec son rĂ´le de chien guide, elle l’a alors adoptĂ© et gardĂ© en chien de mĂ©diation. Quand il est parti, c’Ă©tait vraiment pas facile pour moi… Surtout qu’il est parti dans l’Est la veille du confinement, et qu’on ne l’a pas revu les trois premiers week-ends comme c’est le cas Ă  l’école de Paris.

Alex : Quelques semaines après, en plein premier confinement, on a eu une petite livraison qui changeait des autres et on a accueilli Persia, une petite labrador croisĂ©e golden retriever noire. Afin de pallier Ă  l’absence de sorties, on Ă©coutait dans l’appartement en pleine journĂ©e  des bruits de ville, de mĂ©tro etc. Nos voisins ont d’ailleurs dĂ» se poser des questions ! Dès qu’on a eu le droit, on est allĂ©s ensemble dans le mĂ©tro, et le reste de la ville.

Julie : On a aussi beaucoup voyagé avec elle dès la fin du confinement, on a parcouru la France pour aller voir nos amis et familles en train. Elle nous a accompagnés à la montagne, pour la traversée du Mont Saint-Michel à pied, dans les calanques à Marseille, etc. On a aussi eu l’occasion de revoir Ouiko et de faire une super balade tous les quatre !

Alex : On l’a aussi rapidement emmenée au bureau pour rattraper un peu ce temps perdu de socialisation, mais c’était facile avec elle car elle était super curieuse, prenant du plaisir à tout découvrir. Même si pendant le confinement on avait un lien fort avec l’école puisqu’il y avait des fiches d’exercices à réaliser, on a aussi eu une visite de son éducatrice.

Julie : On s’Ă©tait d’ailleurs croisĂ©es un matin quand tu avais son frère Pringles en relais, avant qu’ils aillent ensemble Ă  l’école. Persia est rentrĂ©e en Ă©ducation en avril, un an pile après son arrivĂ©e. On Ă©tait content car elle adore apprendre des choses, et c’était moins dur. 

Julie : On a accueilli tout début juin Shaggy, un labrador croisé golden retriever beige, presque blanc, qui n’avait même pas trois mois. On a fait moins de choses cet été les week-ends, car la saison des mariages a bien repris de mon côté. Mais on a quand même voyagé, et notamment à Annecy où Shaggy a pu faire du paddle !

Alex : Le plus gĂ©nial c’est qu’on ne se pose pas la question, on fait vraiment tout avec eux. On a la chance de tout partager avec eux, et de pouvoir leur faire dĂ©couvrir plein de choses, c’est vraiment ce que j’apprĂ©cie le plus avec l’expĂ©rience de famille d’accueil. 

Julie : On a eu aussi l’occasion d’accueillir des relais sur des courtes pĂ©riodes. Cet Ă©tĂ© on a eu Yellow, un labrador sable de 8 ans qui est dĂ©jĂ  chien guide, et on a rencontrĂ© sa famille. 

Justement, est-ce qu’il y a quelque chose que vous avez appris ou découvert avec les chiens guides ?

Alex : Personnellement, c’est le fait d’avoir appris à s’occuper pleinement d’un chien. Avec l’accompagnement de l’école, aujourd’hui je me sens confiant d’être capable de m’occuper d’un chien de la bonne manière et de prendre les choses de manière positive ! En bonus, on sort avec une petite formation sur comment éduquer un chiot, et je suis assez content de ça.

Est-ce que vous avez été bluffé par l’un d’entre eux ?

Alex : C’est leur adaptabilité qui me surprend toujours, au départ ils n’ont que 3 mois, et c’est impressionnant de voir la vitesse à laquelle ils apprennent et s’adaptent.

Julie : C’est incroyable de voir qu’ils apprennent trop bien, et trop vite !

Avez-vous fait une ou des rencontres exceptionnelles grâce aux chiens guides ?

Julie : De manière générale, c’est vraiment toutes les personnes rencontrées autour de l’école, les membres de l’école, les familles d’accueil ou encore la famille de Yellow.

Pour finir, quel est votre pire et meilleur moment avec les chiens guides ?

Julie : Ce ne sont pas des pires moments, mais plutôt des moments rigolos comme quand Yellow a fait pipi en plein milieu des boutiques aux Halles. Et les meilleurs moments, ce sont les rencontres, les belles surprises quand on est bien reçu dans des lieux qui accueillent du public à des expositions ou dans l’avion.

Merci beaucoup à Julie et Alex pour leur temps en cette rentrée chargée pour eux comme pour moi ! Et hâte de se recroiser avec Shaggy et mes relais peut-être !

Shaggy a eu aussi une petite dédicace de Pierre Thevenoux, comme c’était le cas en vidéo avec Verino et Night en relais avec moi

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